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10 juillet 2019

Jean-Philippe Thibault - jpthibault@lexismedia.ca

Le CTMA Vacancier annule encore une fois son escale à Gaspé

CTMA VACANCIER À GASPÉ

CTMA Vacancier

©Photo Jean-Philippe Thibault - Gaspésie Nouvelles

Pour une deuxième semaine consécutive, le CTMA Vacancier n’était pas au quai de Sandy Beach pour son escale hebdomadaire du mercredi à Gaspé.

Avec le resserrement des vitesses dans le Saint-Laurent pour préserver les populations de baleines noires de l’Atlantique Nord – dont un 6e décès a été constaté la semaine dernière – les navires doivent dorénavant se limiter à 10 nœuds, même dans les corridors de navigation « rapide » qui avaient été mis sur pied au sud et au nord d’Anticosti. Auparavant, cette limitation de vitesse avait été mise en place uniquement lorsqu’une baleine noire de l’Atlantique Nord était observée dans ces voies de navigation.

Incidemment, les navires de croisière comme le CTMA Vacancier doivent revoir leurs plans. Celui-ci devait s’arrêter au quai de Sandy Beach à une dizaine d’occasions de juillet à septembre, de 9 h à 16 h, avec un potentiel de 450 passagers à chaque fois. Avec les 7 heures disponibles, les vacanciers avaient suffisamment de latitude pour découvrir le parc national Forillon ou le secteur du Rocher Percé, ce qui devient maintenant plus difficile avec moins de temps imparti.

Les arrêts du 3 et du 10 juillet ont donc déjà été annulés et Escale Gaspésie craint que la CTMA fasse maintenant l’impasse sur le reste de la saison en raison des nouvelles mesures adoptées par Ottawa. D’autant plus que la situation ne semble pas vouloir se résorber pour la baleine noire. Vendredi, Pêches et Océans Canada signalait que 3 d’entre elles étaient toujours empêtrées dans les eaux du sud du golfe du Saint-Laurent, dont une qui avait été observée à l’Est de la Gaspésie avec une corde qui traînait des deux côtés de sa tête et le long de son corps.

« Les mesures sont encore plus élargies et restrictives dans l’espace alors honnêtement, je ne vois pas pourquoi cette réalité changerait à très court terme; je pense que le CTMA Vacancier ne se présentera plus sur le secteur de la Gaspésie, évalue le chef d’escale Stéphane Ste-Croix. À moins qu’ils fassent un choix personnel de laisser tomber Québec pour essayer de favoriser une escale ou deux en Gaspésie ...  Mais d’un point de vue technique, de par ce qui se dégage actuellement, je crois que ça va être difficile. C’est dommage et ça fait mal. » Si le pire des scénarios se confirme, Escale Gaspésie pourrait voir un profit net d’environ 30 000$ s’envoler du jour au lendemain. Un montant qui viendrait s’ajouter aux pertes d’exploitation de 275 000$ enregistrées depuis 2 ans en raison de l’annulation de 24 escales.

Du côté de la CTMA, on indique suivre la situation au jour le jour, sans pouvoir confirmer ou infirmer ce qu’il adviendrait des prochaines escales à Gaspé. Pour l’instant, Escale Gaspésie sait le samedi s’il comptera ou non sur la présence du Vacancier le mercredi suivant. « Nous analysons de près l’évolution de la situation et les indications de Transports Canada, et nous ajusterons nos itinéraires au fur et à mesure », nous a expliqué par courriel Claudia Delanay, la directrice des communications de la CTMA, tout juste avant que ne soit annoncé le resserrement des limites de vitesse en vigueur depuis mardi. Rappelons que le Vacancier débute son itinéraire le vendredi à Montréal, remonte le fleuve pour 3 jours d’arrêts aux Îles-de-la-Madeleine, fait ensuite escale à Gaspé le mercredi et repart vers Québec le jeudi pour un retour à Montréal le vendredi.

Croisières internationales

 

Sinon, pour les autres armateurs internationaux, ces derniers ont été avisés depuis 3 ans maintenant qu’ils risquaient de devoir composer avec une vitesse de 10 nœuds et qu’il serait plus sage pour eux de calculer leur itinéraire en conséquence. Ce faisant, le nombre d’annulations a diminué de 66% en trois ans, passant de 15 en 2017 jusqu’à 5 en 2019. Pour cette année, des modications aux horaires seront assurément à prévoir, mais il est encore trop tôt pour savoir ce qu’il adviendra précisément des escales gaspésiennes, qui se concentrent essentiellement dans la période automnale.

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