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18 janvier 2024

Jean-Philippe Thibault - jpthibault@medialo.ca

Échos municipaux : accueil touristique, rue du Piémont et conseillers

PERCÉ

Percé

©Jean-Philippe Thibault - Gaspésie Nouvelles

La révision du nombre de conseillers municipaux a fait surface lors de la période de questions.

Des commerçants de Percé demandent une rencontre d’ici la mi-février avec le conseil municipal afin de trouver une solution rapide suite à la fermeture du bureau d’accueil touristique annoncée lors de la présentation du budget en décembre.

« C’est avec consternation que nous avons appris la décision de couper le budget consacré à la promotion du tourisme, qui représente le principal moteur économique de la ville », a indiqué mardi soir Nathalie Clément, lors de la séance du conseil municipal. Celle-ci est propriétaire du café, librairie et papeterie Nath & compagnie ainsi que du restaurant de la Maison Black Whale, deux commerces ouverts à l’année.

La femme d’affaires citait une lettre signée par des acteurs touristiques de Percé et remise à l’administration municipale. Elle rappelle que des millions de dollars ont été investis par divers entrepreneurs touristiques dans les deux dernières années seulement, pour contribuer au rayonnement de la communauté. « Cette décision ne peut plus mal tomber dans le contexte où le tourisme hivernal […] prend son envol et demande du soutien en continu pour sa consolidation. Ces investissements sont mis à risque par la décision du conseil [de fermer le bureau d’accueil touristique]. Il est inconcevable que Percé, capitale touristique de la Gaspésie, ne soutienne plus son principal moteur économique. Nous croyons que la ville fait un mauvais calcul, que les conséquences se feront sentir sur l’ensemble de son budget à venir. »

La mairesse de Percé a acquiescé à la demande de rencontre. Dans son mot d’introduction, Cathy Poirier avait rappelé que la municipalité s’engageait à accompagner un organisme à but non lucratif qui, le cas échéant, voudrait relancer les activités du bureau d’accueil touristique. La Ville serait prête à ouvrir ses locaux et assumer le salaire de la direction générale. « On est capable de faire une grosse part financièrement. Ce n’est pas une décision facile à prendre pour le conseil, qui n’a pas été choisie; elle s’est imposée. Il faut trouver une solution à court terme. »

Rappelons que la Ville de Percé avait annoncé en fin d’année devoir fermer le bureau d’accueil touristique, motivant sa décision par le contexte budgétaire difficile, en témoigne la hausse des taxes de 7% pour les propriétaires résidentiels et de 15% pour les commerçants. Le service du bureau d’accueil touristique représente une somme de 168 000$, sur un budget de 7,6 millions de dollars.

Moins de conseillers, pas de rue du Piémont?

 

La révision du nombre de conseillers municipaux a fait surface lors de la période de questions. Un citoyen, Jean-Claude Méthot, a suggéré de faire diminuer leur nombre. Percé compte actuellement huit conseillers municipaux. Chacun d’eux a un salaire de 12 000$ (8 000$ de rémunération + 4000$ d’allocation). La majorité des municipalités du Québec de moins de 20 000 habitants ont un conseil composé six conseillers, selon le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation. Percé compte 3100 habitants. Les principaux intéressés se sont montrés ouverts à la proposition, tout comme la mairesse.

« Je n’ai aucun problème avec ça. Ç’a été discuté à deux reprises mais ça n’avait pas été accepté. Il faut que ce soit une décision unanime du conseil », précise Cathy Poirier.

Jean-Claude Méthot a par ailleurs lancé un pavé dans la mare en demandant aux conseillers lesquels d’entre eux étaient en faveur de la rue dite « éco-consciente » du Piémont reliant la route 132 au Géoparc.

Michel Rail a d’emblée indiqué être présentement contre « vu la situation économique qu’on vit ». Même son de cloche pour Yannick Cloutier, qui est d’avis qu’il serait possible de repousser dans le temps ce dossier. Gaétane Hautcoeur, Doris Réhel, Shanna Roussy et Allyson Cahill-Vibert ont grosso modo partagé le même avis.

En 2020, Percé avait relancé son idée de rue commerciale, en version améliorée et autofinancée. La vente de terrains et des subventions devaient à elles seules engranger suffisamment d’argent pour aménager et lotir ce tronçon de 150 mètres. La municipalité a inscrit des investissements de 2,9 millions de dollars en 2025 et 2026 pour la rue du Piémont dans son plus récent plan triennal d’immobilisations.

Rappelons qu’en 2016, les citoyens avaient rejeté par référendum l’idée d’une rue commerciale – accompagnée d’un règlement d’emprunt de 1,8 million de dollars – à 953 voix contre 745, ce qui avait fait dérailler les affaires municipales en menant à la démission du maire de l’époque et d’une majeure partie du conseil. La Commission municipale du Québec avait dû nommer une administration provisoire. Pour le moment, une rencontre à propos de la rue du Piémont est prévue dans les prochaines semaines.

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