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12 janvier 2023

Jean-Philippe Thibault - jpthibault@lexismedia.ca

Le conseil en bref : recharge de plage, fils électriques et pompiers

PERCÉ

Percé

©Jean-Philippe Thibault - Gaspésie Nouvelles

Des poteaux à courant monophasé sont actuellement installés vers la villa Frederick-James.

Plusieurs sujets ont occupé l’attention du plus récent conseil municipal de Percé. Voici quelques éléments qui sont ressortis du lot.

Recharger l’Anse du Sud

 

La tempête du 23 et 24 décembre n’a pas ménagé le secteur de l’Anse du Sud, notamment à la hauteur de l’hôtel Normandie. Après une recharge de la plage en 2017 puis une autre en 2019, rien n’a été réalisé en ce sens depuis. « On voit que le galet fait exactement ce qu’il doit faire. C’est fait pour bouger, mais selon les intempéries il y a des rappels à faire », indique la mairesse Cathy Poirier.

Cette dernière rappelle du même coup que la recharge de la plage de l’Anse du Sud était un projet pilote qui devait servir d’exemple pour les autres travaux du même genre au Québec. « C’est un ouvrage qui est efficace, qui fait son travail, mais qui est dynamique et qui devrait être réaménagé après X nombre d’années », plaide-t-elle.

Des négociations auraient eu lieu entre Percé et le ministère de la Sécurité publique l’été dernier afin que la municipalité prenne sous sa charge la responsabilité de la recharge de plage; offre qui a été catégoriquement déclinée. « On sait qu’il manquait d’enrochement depuis quelques années et qu’une recharge aurait dû être faite dans les deux dernières années, mais ça n’a pas été fait par le ministère de la Sécurité publique parce qu’on était en négociation avec eux, ajoute la mairesse. Une proposition avait été faite de leur part qu’on a refusé, parce qu’elle suggérait qu’on s’engage à prendre la relève de la recharge, donc aux frais de la municipalité, ce qui était inconcevable. On a fait une contre-offre avant la tempête. Le ministère ne s’engage pas à en prendre la responsabilité pour toujours, mais ne s’en dégage pas non plus. Pour nous c’est une bonne nouvelle. Les travaux devraient être faits d’ici le printemps parce qu’on voit que c’est rendu jusqu’à la promenade. Il y a une partie qui commence à creuser par en-dessous. »

Les secteurs de l’Anse du Nord – principalement sur des terrains privés – et de Coin-du-Banc ont eux aussi été affectés par la tempête, à différents degrés. Percé attendra l’avis des experts avant de réaliser des travaux de correction permanents. « Il n’y a pas nécessairement d’urgence. On préfère mandater une firme d’ingénieurs tant qu’à faire des travaux à court terme, pour faire des travaux qui seront adéquats », affirme Cathy Poirier.

Enfouir ou ne pas enfouir?

 

Le nouvel Espace bleu de la Gaspésie à même la villa Frederick-James – qui doit toujours ouvrir ses portes selon l’échéancier, en octobre 2023 – nécessitera une tension électrique accrue. Québec, qui est ultimement le porteur de ballon dans ce dossier, envisage donc l’installation de poteaux électriques à courant triphasé, comparativement aux poteaux à courant monophasé que l’on retrouve habituellement dans les secteurs résidentiels.

Les poteaux triphasés sont plus massifs et augmentent incidemment la pollution visuelle. La Ville de Percé demande à Québec de plutôt enfouir les fils afin de ne pas nuire à la facture visuelle d’un des sites de villégiature les plus connus de la province. Des pourparlers avec les hautes sphères du ministère de la Culture sont en cours depuis plus d’un an afin de trouver une solution.

« On trouve un peu inconséquent que le ministère de la Culture puisse permettre l’installation de poteaux qui vont vraiment venir affecter le paysage, puisque notre site patrimonial est dédié au paysage et non pas au patrimoine bâti [...] On ne veut pas nuire au projet ni le retarder et présentement on a aucune entente, mais on passe une résolution ce soir et on se garde le droit de refuser l’installation [de ces poteaux]. On considère que du triphasé directement sur le cap Mont-Joli, c’est un peu inconséquent », estime Cathy Poirier.

Un directeur incendie

 

Enfin, la Ville de Percé a décidé de devenir autonome quant à son service incendie. Elle a embauché Éric Fugère, directeur de la sécurité et service incendie. La municipalité avait jusqu’ici une entente avec sa consœur de Grande-Rivière. Luc Lebreux s’occupait des deux territoires, en plus de Sainte-Thérèse-de-Gaspé. « On considère qu’on a besoin d’un directeur à temps plein pour faciliter le recrutement et la rétention de nos pompiers. On a un territoire immense et on a fait ce choix », conclut Cathy Poirier, saluant au passage le travail de Luc Lebreux. L'élue indique que le montant supplémentaire à défrayer afin d'avoir son propre directeur incendie est de 15 000$.

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