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22 décembre 2022

Jean-Philippe Thibault - jpthibault@lexismedia.ca

L’érosion menace les services et les infrastructures

CAP-BON-AMI

Cap-Bon-Ami

©Jean-Philippe Thibault - Gaspésie Nouvelles

La popularité des activités spéciales tenues dans le secteur a engendré une problématique de circulation et de stationnement.

Pour plusieurs Gaspésiens et pour plusieurs touristes, le secteur du Cap-Bon-Ami demeure un incontournable. Son sommet offre un panorama digne d’une carte postale, la plage de galets est prisée des baigneurs et ses sentiers sont appréciés des nombreux amateurs de plein air.

Le visage des lieux est cependant appelé à changer quelque peu dans les prochaines années. C’est que l’érosion – comme à bien d’autres endroits d’ailleurs – menace les services et les infrastructures destinés aux visiteurs, dont la route d’accès au Cap-Bon-Ami et son camping. L’enjeu a été soulevé dans le plus récent plan directeur du parc national Forillon qui vient tout juste d’être déposé. Le camping avait déjà vu son nombre d’emplacements amputé en 2011 en raison du détachement d’une partie de la falaise.

Le document note que la popularité des activités spéciales tenues dans le secteur a engendré une problématique de circulation et de stationnement. « Cette situation suscite une réflexion sur la cohabitation harmonieuse de ces différentes activités, la relocalisation éventuelle du camping, l’aménagement de l’ensemble du secteur et également les manières d’y accéder en vue de le sécuriser, d’en réduire l’engorgement et de permettre aux visiteurs de continuer d’en profiter », peut-on lire.

D’ici 2025, une analyse de risques et d’opportunités sera réalisée. Un nouveau concept devrait être élaboré en 2027 pour une réalisation en 2032. Trop tôt cependant pour connaître les mesures exactes qui seront à prendre. « L’accès est directement affecté par le potentiel d’érosion. La falaise s’est effritée un peu alors on prend des mesures pour établir un modèle de changements auxquels on devra s’adapter. Il n’est pas question de changements drastiques pour le moment. C’est un des deux secteurs qui va nous occuper particulièrement dans les 10 prochaines années », explique Élisabeth Lacoursière, directrice de l’Unité de gestion de la Gaspésie pour Parcs Canada.

L’autre secteur ciblé est celui de Grande-Grave, dont des investissements de 9,8 millions ont déjà été annoncés afin de que quatre bâtiments historiques (les maisons Elias, Daniel et Joseph-Gavey, ainsi que la maison Charles-Phillip Bartlett) soient restaurés et mis en valeur dès ce printemps. Les maisons pourront être louées en vocation d’hébergement de type chalet patrimonial.

Rappelons que 17 habitations et dépendances composant le secteur de Grande-Grave auraient été construites à la fin du XIXe siècle et, faute d’entretien régulier, certaines présentent des signes de détérioration avancée, malgré plus de 100 millions de dollars qui ont été investis dans les infrastructures du parc national Forillon au cours des 10 dernières années.

Ouvert l’hiver?

 

Le nombre de visiteurs a connu une progression de 38% entre 2014 et 2019, et le nombre de nuitées de camping étant également en hausse de 67% pour cette même période, avant la pandémie. Ces résultats sont jugés « très satisfaisants » et dépassent les cibles de fréquentation fixées par le plan directeur de 2010.

La vigilance s’impose cependant puisque pendant plusieurs semaines estivales, les campings sont occupés au maximum de leur capacité et les visiteurs affluent. Le parc national Forillon veut incidemment faire valoir son potentiel en basse saison, comme à l’automne et à l’hiver.

« C’est un des objectifs de voir comment on peut étendre la saison touristique du parc. Entre juillet et septembre, il y a beaucoup de visites, mais on veut voir comment on peut la répartir autrement et aves les autres saisons. On travaille déjà avec des partenaires comme Griffon Aventure ou le Centre culturel Griffon et on va voir avec eux et la population quelle est l’appétit de la saison hivernale », explique Élisabeth Lacoursière

Parc national Forillon

©Photo Parcs Canada

Le parc national Forillon veut faire valoir son potentiel en basse saison, comme à l’automne et à l’hiver.

Bilan 2022

 

Du 27 mai au 10 octobre, plus de 164 000 visiteurs ont pu profiter des attraits du parc national Forillon. C’est moins que les 181 000 visiteurs de l’an dernier; un achalandage record des 20 dernières années, mais des chiffres plus près de ceux pré-pandémie. Ils étaient 170 000 en 2019.

« On a eu un pic en 2021. Là on revient avec des taux de visite plus normaux, analyse Élisabeth Lacoursière. On ne vise pas de chiffre en particulier. On veut des visiteurs qui vont être dans une activité éducative, contemplative, récréative mettant en valeur la nature et la culture. C’est plus la qualité de l’offre de l’expérience et la satisfaction des visiteurs qui nous motivent », précise la directrice de l’Unité de gestion de la Gaspésie.

Au-delà des chiffres, l’équipe de la conservation a établi un portrait de la population des amphibiens du parc, une première étape d’un processus à long terme pour évaluer l’état de santé des milieux humides à Forillon. De plus, le parc national Forillon complète actuellement la réalisation d’un plan de conservation des chauves-souris à travers un projet multiparc fait conjointement avec le parc national de la Mauricie, l’unité de gestion de Québec et la Réserve de parc national de l'Archipel-de-Mingan.

Forillon

©Photo gracieuseté du parc national Forillon – Roger St-Laurent

Du 27 mai au 10 octobre, plus de 164 000 visiteurs ont pu profiter des attraits du parc national Forillon.

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