Carrières dans votre région Avis de décèsÉdition Électronique

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Actualités

Retour

16 novembre 2022

Jean-Philippe Thibault - jpthibault@lexismedia.ca

La ville aux grandes ambitions

GRANDE-RIVIÈRE

Gino Cyr

©Jean-Philippe Thibault - Gaspésie Nouvelles

Le maire de Grande-Rivière, Gino Cyr, posé devant la toute nouvelle piste d'athlétisme de la ville.

En cette particulièrement chaude journée d’octobre, une certaine effervescence était perceptible.

Au loin, le bruit de la machinerie et d’ouvriers qui s’affairaient à la construction d’un gymnase à l’école primaire Bon-Pasteur. Plus près, une poignée de marcheurs s’élançaient déjà d’un bon pas sur la nouvelle piste d’athlétisme, fraîchement inaugurée et qui doit certainement faire des envieux.

À Grande-Rivière, les chantiers sont nombreux et ne sont pas près de s’arrêter s’il n’en tient qu’au maire Gino Cyr. L’an dernier, les premières pelletées de terre ont été lancées pour un réseau d’aqueduc et d’égouts aux rues Belle-Vue, de l'Horizon, du Moulin et des Pionniers. Peut-être pas le dossier le plus sexy, mais certaines familles attendaient ce jour depuis plus de 40 ans. Ce sont 127 résidences qui ont été branchées à au moins l’un des services.

Près de la polyvalente, un pumptrack a vu le jour. L’ancien BMR a été acquis pour le convertir en caserne de pompiers. Une succursale de la SQDC a ouvert ses portes. Plus tôt cette année, le gouvernement du Québec a finalement annoncé qu’il remettait à la municipalité un lot de 18 terrains dans le Parc industriel Gage-Clapperton. Le premier protocole d’entente avait été signé en 1986. Des entreprises privées pourront notamment en profiter pour agrandir leurs installations.

Même si les infrastructures appartiennent à la MRC, l’allongement de 1000 pieds et la réfection de la piste d’atterrissage de l’aéroport, qui se trouve à Grande-Rivière – et présentement la réfection de l’aérogare – démontrent un dynamisme au sein de la municipalité. Le maire se montre d’ailleurs enthousiaste lorsqu’on lui fait remarquer que la ville semble avoir une pile de dossiers plutôt bien remplie.

« J’ai toujours vu le potentiel, mais je trouvais que ça stagnait un peu. Avec le directeur général, on s’est demandé comment on pouvait se différencier de la masse et on a beaucoup misé sur l’École des pêches », lance d’emblée Gino Cyr.

La clé de voute

 

L’École des pêches et de l’aquaculture du Québec (ÉPAQ) est une école nationale offrant de la formation professionnelle et collégiale spécifique au monde marin. L’ÉPAQ est associée au Cégep de la Gaspésie et des Îles. Ce dernier dispose de trois centres collégiaux de transfert de technologie (CCTT), dont Merinov, qui permettent de développer la recherche appliquée. Depuis 2010, le Cégep a confié la gestion administrative et opérationnelle du CCTT des pêches à Merinov.

L’an dernier, le gouvernement du Québec a justement annoncé un investissement de 17,3 millions de dollars pour la mise en place du carrefour de l'innovation en pêches et aquaculture de Merinov à Grande-Rivière, ce qui devrait créer une vingtaine d’emplois. Le Carrefour national de l’aquaculture et des pêches, fermé depuis 2010, devrait donc avoir une seconde vie. « C’est clair que d’ajouter un centre de recherche dans les sciences de la mer, ça vient donner la valeur ajoutée à la municipalité », analyse le maire. D’autant plus que ce projet pourrait globalement s’imbriquer dans un autre dossier encore plus large qu’est la Zone d’innovation de l’économie bleue. Les synergies créées pourraient s’avérer fort intéressantes, aux dires de plusieurs.

C’est que Québec veut lancer dans chaque région une zone d’innovation qui leur est propre. Le maire de Grande-Rivière croit qu’il est en bonne position pour que le projet qui se développe en collaboration avec des partenaires de Rimouski puisse se concrétiser. « On est très bien positionnés et sur la ligne d’arrivée présentement. Je pense qu’on a les conditions gagnantes. Mais ça appartient au gouvernement d’en décider. La journée que ça va être annoncé, on va avoir tous les atouts nécessaires pour positionner bien comme il faut le secteur des pêches comme secteur stratégique », ajoute-t-il. Le privé serait lui aussi prêt à embarquer – pour au moins 70 millions de dollars – condition sine qua non avouée par le premier ministre François Legault.

Merinov

©Photo fournie par Gino Cyr – CCM2 Architectes

L’an dernier, le gouvernement du Québec a justement annoncé un investissement de 17,3 millions de dollars pour la mise en place du carrefour de l'innovation en pêches et aquaculture de Merinov à Grande-Rivière.

La qualité de vie avant tout

 

Pour mettre toutes les chances de son côté, Grande-Rivière a récemment commandé une étude auprès de Raymond Chabot Grant Thornton afin de chiffrer une bonne fois pour toutes les retombées économiques de la pêche dans la MRC du Rocher-Percé. La plupart des statistiques relatives aux pêcheries sont habituellement calculées en incluant la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine, ce qui peut parfois faire des distorsions et brouiller l’image réelle de cette industrie.

Selon le document, le tiers de la valeur des débarquements de toute l’industrie des pêches de la province se retrouve dans Rocher-Percé, soit 329,3 millions de dollars sur le milliard total. « Ça vient montrer l’importance et on veut s’assurer que le gouvernement investisse en conséquence », précise Gino Cyr, qui aimerait aussi une fois pour toute régler la problématique du parc d’hivernage et de la grue portique.

Par ailleurs, dans un autre ordre d'idée, les étudiants qui voudront poursuivre une formation universitaire en sciences de la gestion, en sciences infirmières, en travail social et en éducation (éducation préscolaire et primaire) pourront bientôt le faire en personne à partir Grande-Rivière, a annoncé l’UQAR récemment.

Avec le gymnase toujours en construction, l’arrivée d’Aire ouverte – un service pour les jeunes de 12 à 25 ans – la mise à niveau de l’écocentre, le processus de requalification de l’église, les incitatifs à la construction de logements et tutti quanti, ce ne sont donc pas les projets qui manquent.

« Dans l’espace de 5 ans, de voir le dynamisme de la ville et tout ce qui a été réalisé, on dirait que ç’a changé notre image. Je pense qu’on est sur la bonne voie et que ça se perçoit. De Mont-Joli en faisant le tour de la Gaspésie, regardez les villes de moins de 5000 habitants et je crois qu’on fait partie des leaders », lance Gino Cyr.

Kent Moreau

©Jean-Philippe Thibault - Gaspésie Nouvelles

Gino Cyr rappelle que tout le travail se fait en collaboration avec une équipe de gens dévoués, dont des organismes, des bénévoles et le directeur général de la ville, Kent Moreau.

Mais est-ce trop pour une ville de 3500 habitants? Est-ce que la municipalité a les moyens de ses ambitions, sera en mesure d’absorber les coûts inhérents à un tel développement, à hauteur de la capacité de payer des contribuables? « Quand je suis arrivé, le fonds de roulement avec le surplus non-affecté et la réserve était d’environ 200 000$. L’an dernier, on en était à 1,5 million. Notre taux de taxes est bon quand on se compare et la situation financière est bonne », rétorque le maire, d’ailleurs loin de vouloir prendre tout le crédit du développement de la ville.

Ce dernier cite pour exemple la piste d’athlétisme, qui a joui d’une subvention de 500 000$ environ sur des coûts estimés à 600 000$. « On n’aurait pas déboursé à nous seuls un tel montant, mais on était prêts lorsque la fenêtre d’opportunité s’est ouverte. On a un bon réseau et on connaît les programmes en place pour en profiter. On maximise chaque dollar investi. On a une très petite équipe, extrêmement dévouée qui ne compte pas ses heures et qui y met corps et âme. On a aussi de bons bénévoles qui s’impliquent qui se mobilisent », ajoute-t-il en soulignant par exemple la contribution des clubs d’athlétisme et de marche pour la nouvelle piste.

L’objectif avoué d’accueillir une centaine de nouvelles familles en 10 ans est aussi en voie de se concrétiser. Selon les derniers chiffres, en 5 ans, ce sont 56 permis de construction qui avaient été signés. « On essaie toujours de voir comment on peut améliorer la qualité de vie des gens. C’est la base. Ce que j’aime aujourd’hui, c’est qu’on est bien positionnés. Avant, on devait interpeller les gens pour dire qu’on existe. Aujourd’hui, ce sont les gens qui m’interpellent parce qu’ils savent qu’on est proactifs, dynamiques et qu’on veut avancer sans avoir besoin de se faire pousser dans le dos. Ce n’est pas juste de parler de projets, mais c’est de les réaliser », conclut Gino Cyr. Et des projets, il y en a plusieurs autres sur la pile.

Commentaires

16 novembre 2022

Gerald Diotte guillot

Voilà la réalité le coup et une dette de plus de 1000000 pour une petit ville de 1600 payeur de taxe sa fait beaucoup d’argent qui hypothèque la ville il faut faire attention aux taux d’intérêt ,sa vas coûte combien pour entretenir tous se marcheur une ville doit faire attention aux dépense ,tous le monde veux une bmw mais sa capacité de payer avec les revenues de 80 pour cent de citoyen ont un travail saisonnier aux salaire minimums voici ma réflection ,

17 novembre 2022

Marcel Reno hogan

Toutes mes félicitations M Maire et mes félicitations également à vos employés. Dans l'union et la communication la ville refait surface ; bonne continuation M le Maire.

19 novembre 2022

Brigitte Paradis

Étant nouvellement directrice de l'Office municipal d'habitation de Grande-Rivière. Je trouve cela motivant de diriger un parc immobilier de 124 logements avec un ajout de 36 nouvelles habitations abordables en 2023 dans une ville proactive comme Grande-Rivière. Bravo à toute l'équipe !

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média