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22 septembre 2022

Jean-Philippe Thibault - jpthibault@lexismedia.ca

La population largement en faveur de la mine de cuivre, estime la mairesse

MURDOCHVILLE

Osisko

©Photo fournie par la Chambre de commerce de La Côte-de-Gaspé

Plus de 100 personnes étaient présentes à Murdochville, lundi.

Métaux Osisko a rencontré la population de Murdochville lundi afin de présenter plus en détails son projet de réouverture de la mine et répondre aux questionnements des citoyens.

Selon la mairesse, un large consensus se dégage au sein de la population, qui serait majoritairement en faveur de la reprise des activités pour l’exploitation du cuivre dans la ville fondée initialement pour cette raison. « Les gens étaient très heureux et ç’a été une belle soirée. Je dirais que 95% et plus des gens sont d’accord. On sait qu’il n’y aura pas de fonderie et moi ça me réconforte », estime Délisca Ritchie-Roussy.

Rien n’est encore confirmé pour le moment, mais la démarche poursuit son petit bonhomme de chemin. Métaux Osisko avait initialement jusqu’au 30 septembre pour acheter les actifs miniers de Glencore et clôturer la transaction de 25 millions de dollars, en devises américaines. Cet échéancier devrait être dépassé de quelques jours et l’entente se conclure en octobre. Le transfert des baux des concessions minières de la part du ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles retarderait un peu le processus, selon nos informations. La décision finale d'aller de l'avant ou non dans le projet ne pourrait n’être prise que d’ici 4 ans, pour une remise en activité dans 7 ans

Dans l'affirmative, environ 700 emplois pourraient être créés, et jusqu’à 1500 pendant la phase de construction. Les investissements sont chiffrés à environ 1,5 milliard de dollars. Seul le mont Copper, qui a été exploité entre le milieu des années 1950 à 1982, est dans la mire de Métaux Osikso. Les monts Porphyre et Needle ne sont pas visés actuellement. Le minerai y est présent, mais à environ 1 km sous terre. La durée de vie potentielle de la future mine serait de 17 ans, selon des données encore très préliminaires.

Des mesures pour l’environnement

 

Pour revenir à la rencontre de lundi, la plupart des interrogations entouraient les mesures de mitigation autant pour l’eau, la poussière, le bruit ou le dynamitage. Robert Wares, cofondateur de Métaux Osisko, était sur place pour répondre aux questions des citoyens.

« Toutes les questions étaient reliées à des sujets très communs dans le domaine. Ce sont des inquiétudes normales lorsqu’il y a un projet minier. Il faut être ouvert aux communications. Il y a toute une génération à Murdochville plus jeune que le temps de la mine qui doivent être bien informés. Il faut prendre le temps de bâtir une relation de confiance et parfois faire un cours 101 », explique-t-il, rappelant que des mesures existent pour minimiser par exemple la poussière, au-delà des camions d’eau qui arrosent la terre battue.

« Il y a le design de la mine pour l’impact sonore, les types de LED pour la pollution visuelle. C’est impossible d’éliminer tous les impacts, mais il faut la minimiser. Pour l’eau, la mine a opéré pendant 45 ans et il n’y jamais eu d’impact sur la rivière York alors il n’y a pas de raison qu’il y en ait maintenant », ajoute le président et chef de la direction.

De son côté, la mairesse de Murdochville se dit rassurée et croit que la ville pourrait grandement bénéficier de l’arrivée de Métaux Osisko, même s’il y a encore loin de la coupe aux lèvres. « Au point de vue environnemental, ce ne sont plus les mêmes paradigmes. C’est plus sévère qu’auparavant. J’ai connu la fonderie. J’ai connu l’effervescence de la ville et j’ai connu l’après. Je crois que ça pourrait nous aider pour les infrastructures. On a beaucoup d’amour à donner à la ville, mais pour ça, ça prend de l’argent. Si c’est fait dans les règles de l’art avec la protection de l’environnement, je n’ai aucun problème avec ça », précise Délisca Ritchie Roussy.

La rentabilité future de la mine dépendra aussi du prix du cuivre sur la scène internationale. Métaux Osisko évalue le seuil minimal à 4$ américain la tonne, avec une inflation correspondant à 0,25$ la tonne pour chaque année qui passe. « Avec la transition énergétique, on est optimistes sur le prix du cuivre », conclut Robert Wares, rappelant que chaque véhicule électrique est composé en moyenne de 85 kilos de cuivre.

Commentaires

24 septembre 2022

Gagnon Roger

J'y croirai quand je la verrai démarrer cette mine. Pas d'opposition, on est en élection. Ce ne serait pas rentable politiquement que de critiquer un projet économique en Gaspésie. Attendons en novembre pour voir les vrais visages de certain politiciens qui sont la même face d'une pièce de monnaie

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