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02 décembre 2021

Jean-Philippe Thibault - jpthibault@lexismedia.ca

Un manque à gagner de 15 M$, plaide le communautaire

GASPÉSIE

ROCGIM

©Photo tirée de Facebook

Selon le ROCGIM, le manque à gagner serait de 15 millions de dollars pour la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine.

À la suite de la mise à jour économique présentée la semaine dernière par le ministre Éric Girard, le Regroupement des organismes communautaires de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (ROCGIM) se dit déçu du manque de financement accordé dans le milieu.

Selon leur calcul, le manque à gagner serait de 15 millions de dollars pour la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine, et de 460 millions à l’échelle de la province. Les organismes communautaires espèrent que cet investissement supplémentaire récurrent et indexé soit adopté d’ici le budget 2022.

Le ROCGIM convient que les conditions de travail se sont améliorées dans les organismes communautaires autonomes de la région au cours des dernières années, notamment grâce à l’adoption de politiques salariales compétitives, mais plaide que le manque de financement récurrent continue d’avoir un impact direct sur les activités des groupes. « Les groupes communautaires se retrouvent bien souvent devant des choix déchirants où ils doivent mettre de côté certaines activités pourtant essentielles. Pour une association pour personnes handicapées par exemple, le manque de financement chronique se traduit par la réduction des heures offertes pour un service de répit. Dans ce contexte, on ne répond que partiellement aux besoins de la communauté, malheureusement », explique la coordonnatrice générale Geneviève Giguère.

« Ce qu’on souhaite, c’est répondre aux besoins de façon équitable. On ne veut plus d’argent injecté sporadiquement, selon les humeurs gouvernementales, comme on l’a observé au cours des dernières années », ajoute-t-elle.

Pour les 4000 organismes communautaires autonomes de la province, il est maintenant temps que le gouvernement livre le Plan d’action gouvernemental en matière d’action communautaire (PAGAC) qu’il a promis. « Le gouvernement reconnaît lui-même le rôle essentiel des organismes d’action communautaire autonome sans toutefois leur accorder ce dont ils ont expressément besoin, soit des mesures concrètes et du financement récurrent digne de leurs compétences et de leur mission. Le Premier ministre du Québec ne peut se permettre de fragiliser davantage le filet social qui a été mis à rude épreuve durant la pandémie. Il doit agir », conclut le ROCGIM.

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