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29 octobre 2021

Jean-Philippe Thibault - jpthibault@lexismedia.ca

The Gaspé Project met fin à son aventure musicale

PERCÉ

Gaspé Project

©Photo tirée de Facebook

Au fil des ans, Richard Dunn (basse, clavier, arrangement), Normand Dunn (guitare électrique), Dominic Potvin (guitare électrique), Régis Roy (batterie) et Philippe Chrétien ont fait partie de l’équipe à un moment ou à un autre.

Le groupe The Gaspé Project a annoncé récemment la fin de ses activités, après avoir lancé deux albums de compositions originales en quatre ans. La formation avait vu le jour en 2015.

Le chanteur Thierry Haroun explique avoir fait le tour du jardin. Le temps était venu de tourner la page sur cette aventure 100% gaspésienne. « Le groupe avait dit ce qu’il avait à dire. Il faut savoir tirer sa révérence au bon moment. Avec les albums, c’est quand même assez unique de les avoir faits avec une étiquette indépendante; le tout entièrement en Gaspésie », explique celui qui a aussi moins de temps à consacrer à ce projet étant directeur de circonscription pour la députée Diane Lebouthillier.

Sans compromis

 

Le musicien se dit particulièrement fier de n’avoir jamais plié aux exigences de certains qui auraient parfois préféré engager « un band de covers » pour jouer des succès populaires au lieu de morceaux créés de toutes pièces. The Gaspé Project a lancé en 2019 l’opus The Gaspé Wind et un mini-album de 7 pièces en 2016. Le groupe a signé plusieurs morceaux engagés tels que Paper Mill, chanson dédiée aux travailleurs qui ont sué sang et eau dans l'ancienne Gaspésia. D’autres thèmes variés ont aussi été abordés tels que la réalité solitaire des camionneurs, la lutte des Noirs dans l'Alabama des années '50 ou encore l’histoire du nationaliste irlandais Bobby Sands. « On n’a jamais fait de compromis, quitte à se barrer les pieds à certaines places. Des endroits nous ont refusé parce qu’on ne jouait pas de reprises. J’ai toujours bien fait sentir qu’il ne faut pas avoir peur d’avoir une prise de risque en engageant des bands dans la contre-culture comme on l’était; dans le rock alternatif. C’est vrai que des fois la salle ne sera pas pleine et que tu ne rentreras peut-être pas dans ton cash, mais tu rends un grand service public à la culture en faisant ta part. Et peut-être que le band va se rendre où il ne serait pas allé en l’encourageant », ajoute Thierry Haroun.

Des souvenirs plein la tête

 

Au fil des ans, Richard Dunn (basse, clavier, arrangementS), Normand Dunn (guitare électrique), Dominic Potvin (guitare électrique), Régis Roy (batterie) et Philippe Chrétien ont fait partie de l’équipe à un moment ou à un autre. Richard Dunn a notamment signé la pièce You’re Strange, qui demeure au final le grand coup de cœur du chanteur.

Plusieurs bons moments ont aussi teinté les souvenirs des musiciens, comme le lancement du second album au Verre Bouteille à Montréal ou encore les prestations d’ouverture au FMBM et au Festi-Plage de Cap d’Espoir. Thierry Haroun remercie d’ailleurs tous ceux qui les ont encouragés pendant cette grande aventure. « Avec le recul, je me dis que toutes les personnes qui nous ont vu savent qu’ils venaient pour voir une griffe, une signature, un son. Juste pour ce moment, quand une personne te félicite pour ton show, comme compositeur, tu arrêtes de douter. Tu te dis qu’on a atteint des cœurs et c’est le message que je lance aux auteurs-compositeurs qui hésitent. Ça vaut la peine d’aller jusqu’au bout. À la fin de la run, ce qui reste en aura valu la peine et on peut en être fiers. La musique ne meurt pas. »

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