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06 octobre 2021

Jean-Philippe Thibault - jpthibault@lexismedia.ca

Le conseil refuse d’allonger 50 000$ pour le Château Dubuc

CHANDLER

Château Dubuc remix

©Photo Gracieuseté Betty Smith / Mario Gagnon

Le bâtiment historique construit en 1916 a été malmené par l’érosion des berges et le terrain sur lequel il repose a été rongé par la mer. La galerie qui fait face à la mer tient tant bien que mal avec des moyens improvisés; une portion est complètement dans le vide.

Seuls les conseillers Meggie Ritchie et Denis Pelchat ont donné leur appui lundi soir à une résolution visant à accorder 50 000$ pour le sauvetage du Château Dubuc. Sans majorité, celle-ci a donc été refusée.

La somme aurait été le filon de départ pour débloquer davantage de fonds, auprès de la MRC et du ministère de la Culture et des Communications. « La Ville doit se commettre et faire les premiers pas pour que les autres embarquent », résumait lundi Louisette Langlois. Une clause de la résolution stipulait que les propriétaires auraient dû rembourser cette somme de 50 000$ à la municipalité si le bâtiment était vendu avec profit.

Aux soins de Dame Nature

 

Un entrepreneur était en attente d’avoir le feu vert avant la mi-octobre pour reculer le bâtiment de 100 pieds, et qu’il soit hors d’atteinte des intempéries. Ce dernier était même prêt à scinder le déménagement en deux temps, pour le reculer de 50 pieds dans une première phase puis de 50 autres pieds ultérieurement. Le coût total était évalué à 150 000$ selon les plus récentes estimations.

Le refus de conseil municipal d’allonger 50 000$ est évidemment un coup dur pour le copropriétaire Michel St-Pierre, qui y voit un clair manque d’intérêt des élus et des citoyens. « J’en conclus que le patrimoine, ce n’est pas important. La population, ça ne l’intéresse pas ou bien on ne prend pas ça au sérieux. Ça fait 2 ans que je travaille le dossier et je suis tanné. J’ai encore mis 50 000$ pour des études de faisabilité et personne n’embarque. Le gouvernement non plus, parce que 150 000$ pour eux ce n’est pas grand-chose pour sauver un joyau patrimonial de plus de 100 ans », se désole-t-il.

Même avec le nouveau conseil municipal qui sera élu le 7 novembre, il pourrait bien être trop tard pour préserver le Château Dubuc. Les aléas de la météo pourraient avoir le dernier mot. « Il est minuit, mais les dernières clochettes n’ont pas encore retenti. J’essaie d’être positif, mais il faut être réaliste », lancé Michel St-Pierre.

Rappelons que ce dernier a acquis le complexe en 1995 et a déjà investi 900 000$ en travaux depuis ce temps. Cité patrimonial par Chandler, l’auberge est en danger imminent d’être emporté partiellement ou totalement lors de prochaines grandes marées. Le bâtiment historique construit en 1916 a été malmené par l’érosion des berges et le terrain sur lequel il repose a été rongé par la mer. La galerie qui fait face à la mer tient tant bien que mal avec des moyens improvisés; une portion est complètement dans le vide. La prochaine tempête pourrait signer son arrêt de mort.

Le complexe tire son nom de Julien-Édouard-Alfred Dubuc, l’un des plus grands industriels francophones du Québec dans le domaine de la foresterie et des pâtes et papier. En 1900, il avait reçu la médaille d'or à l'Exposition universelle de Paris pour la qualité de sa production de pâte à papier. C’est vers lui qu’on se tourne en 1915 pour mettre en place la papeterie de Chandler, qui deviendra plus tard la Gaspesia. Il s’agit du dernier témoin de l’époque industrielle de la Ville.

« Je n’aimerais pas être la personne qui va être là quand on va voir le château Dubuc partir à l’eau ... », s’est pour sa part désolé le conseiller Denis Pelchat, qui a appuyé la résolution et qui brigue d’ailleurs la mairie de Chandler.

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