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30 août 2021

Jean-Philippe Thibault - jpthibault@lexismedia.ca

De Vancouver à Gaspé pour la bonne cause

GASPÉ

Samuel Girard

©Photo Gracieuseté

Samuel Girard à son arrivée dimanche au Cap Bon-Ami.

Après 74 jours sur la route, après avoir traversé les Rocheuses, les prairies et l’interminable Ontario, après avoir roulé dans 6 différentes provinces, après avoir accumulé au compteur 6 800 kilomètres et après avoir enregistré – étrangement –  un grand total de 0 crevaison, Samuel Girard est arrivé dans son patelin d’origine à Gaspé dimanche après-midi, arrêtant sa course au Cap Bon-Ami dans le parc national Forillon.

Certes le Gaspésien en aura vu du bitume durant son périple à vélo de Vancouver jusqu’au bout de sa péninsule natale, mais il aura surtout pu découvrir l’immensité du territoire, l’accueil chaleureux des résidents dans les municipalités qu’il a traversées et la générosité de ceux qui l’ont appuyé dans sa démarche.

Car au-delà de l’exploit sportif, le défi lui aura permis de rejoindre l’utile à l’agréable en amassant près de 7 000$ pour l’Équipage, le Centre de pédiatrie sociale en communauté de La Côte-de-Gaspé, qui a pignon sur rue à Rivière-au-Renard. Faisant partie d’une grande famille de 7 enfants, l’occasion était belle d’en même temps redonner au suivant. « Je suis reconnaissant de la chance que j’ai eu durant ma jeunesse. L’Équipage est une bonne organisation pour redonner à ceux qui ont peut-être moins d’opportunités. Ils ont une super belle équipe pour donner des chances équitables aux jeunes de s’insérer dans la société. Ils ont un impact direct dans la communauté », explique Samuel Girard, qui a pratiquement atteint son objectif de récolter 1$ pour chaque kilomètre parcouru. Le dernier décompte en était presque à 6 800$ cet après-midi.

À 23 ans, avec un baccalauréat en administration des affaires obtenu en décembre à HEC Montréal, le timing était bon pour se lancer dans un tel projet. Le principal intéressé avoue qu’il ne se considérait pas vraiment comme un cycliste, n’ayant à son actif avant cette traversée du Canada « que » un tour du Lac-Saint-Jean réalisé l’été précédent. « Techniquement, je n’étais pas si prêt, mais mentalement, oui. J’ai pas trop de responsabilité pour l’instant alors le moment était bon pour le faire. C’est une belle façon de découvrir son pays, alors j’ai décidé de foncer. »

Décidemment, son aventure s’est déroulée sous une bonne étoile. En plus de n’avoir jamais à changer de chambre à air, il n’a croisé que deux jours de pluie et a devancé de quelques jours à peine les feux de forêt qui ont sévi dans l'ouest. Ses nombreuses rencontres fortuites lui ont également permis d’éviter la solitude pendant la majeure partie de son périple (sa conjointe et lui ont pédalé ensemble le dernier tronçon entre Montréal et Gaspé). Les anecdotes et les péripéties ont évidemment été nombreuses.

Samuel Girard

©Photo tirée de Facebook

Non, la Saskatchewan ne lui a pas pris sa femme.

« À un moment en Ontario, il y avait un camping à 60$, le plus cher que j’ai vu du voyage. Au lieu de ça, je suis allé cogner à la porte d’une maison tout près qui avait un vélo décoratif sur son terrain, pour m’apercevoir que le résident était le propriétaire du camping. Il m’a généreusement offert un terrain sachant fort bien c’était quoi faire du vélo comme ça. À vélo on se place un peu dans une position vulnérable, avec les automobilistes notamment. Mais les gens ont vraiment été compréhensifs. Sur la Transcanadienne par exemple, certains me dépassaient pour ensuite s’arrêter et m’offrir de l’eau ou du Gatorade. C’était presque à chaque jour, et on m’offrait souvent un endroit pour coucher. Les gens étaient curieux et généreux. Il y a du bon monde partout, peu importe la province, c’est ce que j’en retiens. »

Et son coup de cœur dans toute cette épopée? « Je dois dire les Rocheuses. C’était ma première fois dans l’ouest alors j’ai visité le lac Louise, Banff, Jasper. C’est scénique. En vélo de surcroît ça amène quelque chose de spécial. Tous les sens sont sollicités; tu perçois le vent, l’odeur des arbres. Et dans le même pays, tu découvres des nouveaux paysages tout le temps, d’autres nourritures, tu fais des rencontres. Ç’a vraiment été une expérience unique! », conclut Samuel Girard.

Et pour ceux qui veulent donner, ils ont encore quelques heures pour le faire à l’adresse suivante : https://app.simplyk.io/fr/donation-form/1fa60d49-84af-446a-b877-faf6c04feefe

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