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26 août 2021

Jean-Philippe Thibault - jpthibault@lexismedia.ca

111 places en CPE : un pas dans la bonne direction, mais encore plusieurs défis

GASPÉ

Méganne Perry Mélançon

©Jean-Philippe Thibault - Gaspésie Nouvelles

La députée Méganne Perry Mélançon.

Méganne Perry Mélançon se réjouit des 111 nouvelles places en services de garde éducatifs à Gaspé et que les revendications du milieu aient été entendues. Elle précise cependant que de nombreux défis restent à relever.

La députée s’inquiète notamment de la pénurie d’éducatrices qui sévit actuellement. Le programme de Technique d’éducation à l’enfance a dû être mis en pause à l’automne 2021 au campus de Gaspé, en raison d’un nombre insuffisant d’inscriptions. La situation peut notamment être attribuée au manque de valorisation de la profession et à sa rémunération insuffisante, estime Méganne Perry Mélançon.

En mars dernier, le PQ avait dressé une liste de recommandations pour remédier à la situation, avec entre autres l’octroi de bourses de 3000 $ par session aux étudiantes en technique d’éducation à l’enfance et la création d’un programme alternance travail-études pour former 3000 éducatrices en trois ans. « Malheureusement, le gouvernement n’a pas encore cru bon mettre en place de tels incitatifs », se désole-t-elle.

L’élue est d’avis que la tâche sera colossale lorsque le temps viendra de combler les nouveaux postes ainsi créés. Le Parti québécois a souvent déploré la léthargie du ministre de la Famille face au manque de valorisation de la profession d’éducatrice à la petite enfance, en l’alertant sur l’aggravation de la pénurie. « En juin dernier, nous avons demandé au gouvernement d’appuyer une motion afin que soit accordé un rattrapage salarial aux éducatrices, mais celui-ci a refusé », rappelle la députée.

Ceci dit, Méganne Perry Mélançon indique que les 111 nouvelles places sont évidemment les bienvenues et un pas dans la bonne direction, bien que le manque soit criant ailleurs dans le comté et que des centaines de parents sont présentement confrontés à une grande détresse, faute de place dans un service de garde pour leur enfant. Mardi, la directrice générale par intérim du CPE La Belle journée à Grande-Rivière, Liette Bernier, estimait que leur liste d'attente était de 100 noms, alors que s'entamaient des travaux d'agrandissement pour l'ajout de 21 places qui devraient être prêtes vers la fin de l'année.

La députée a d'ailleurs maintes fois martelé que les calculs du gouvernement n’étaient pas représentatifs de la réalité et qu’il manquait beaucoup de places en services de garde dans le comté, notamment lors des études de crédits budgétaires en jeunesse, en présence de François Legault. Méganne Perry Mélançon avait aussi organisé une mobilisation citoyenne le 15 janvier 2020 pour sensibiliser le gouvernement à cette problématique. « Les places sont aujourd’hui annoncées et les CPE ont 24 mois pour réaliser leurs projets. Le ministre dispose donc d’un moindre délai pour mettre en place des solutions efficaces et durables permettant de recruter de nouvelles éducatrices. La balle est dans son camp », conclut la députée.

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