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05 août 2021

Jean-Philippe Thibault - jpthibault@lexismedia.ca

Parc d’hivernage : la députée réplique au ministre Lamontagne

GRANDE-RIVIÈRE

Diane Lebouthillier

©Jean-Philippe Thibualt - Gaspésie Nouvelles

Diane Lebouthillier.

Diane Lebouthillier est restée quelque peu étonnée d'une missive envoyée le 30 juillet à son intention et à celle de Bernadette Johnson, ministre des Pêches et des Océans, de la part de leur homologue provincial et ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), André Lamontagne.

Dans sa lettre, ce dernier a remis de l’avant que le projet du parc d’hivernage de Grande-Rivière a d’abord été soumis au Fonds des Pêches du Québec et que son ministère, le MAPAQ, était prêt à le financer via ce programme. Ce Fonds est géré conjointement par Ottawa (70%) et Québec (30%).

La députée gaspésienne se réfère pour sa part à une autre correspondance, datant de 3 mois plus tôt, en avril, où les deux paliers de gouvernement s’entendaient pour dire que les critères d’admissibilité et les objectifs du parc d’hivernage ne correspondaient pas à cette enveloppe. « Le 12 avril, la Corporation de développement économique de Grande-Rivière a reçu une lettre signée et par le MAPAQ, et par le MPO, que ça ne correspondait pas aux critères. Si M. Lamontagne a besoin d’avoir une copie de la lettre signée par ses fonctionnaires, ça va me faire plaisir de lui transmettre l’information », lance Diane Lebouthillier.

Qu’André Lamontagne ait ouvertement signifié son ouverture à financer le projet de parc d’hivernage avec le Fonds des pêches du Québec – en mars 2021 notamment – est une chose, mais Diane Lebouthillier trouve tendancieux de revenir encore aujourd’hui sur cette intention initiale, en date du 30 juillet, alors que des fonctionnaires du MAPAQ et du MPO en ont convenu autrement en avril. « Je trouve ça dommage. Pour moi ce n’est pas une façon éthique de travailler que de politiser un dossier. J’espère qu’on en viendra à des solutions et qu’on regarde comment on peut travailler pour le futur des pêches », ajoute la ministre du Revenu national.

Cette dernière accorde cependant qu’aucune enveloppe ne semble correspondre aux besoins de Grande-Rivière, qui doit rapidement acquérir et installer une grue portique d’une capacité de levage de 60 tonnes pour l’hivernement des bateaux des pêcheurs, qui sont de plus en plus gros. « Actuellement il n’y a pas d’enveloppe pour ce type de projet », concède-t-elle en ajoutant croire en l’importance d’une telle initiative dans sa circonscription.

Diane Lebouthillier expliquait le 20 juillet dernier que les grues portiques étaient de compétence provinciale alors que les ports pour petits bateaux et les cales de halage étaient de compétence fédérale, d’où l’exclusion du projet de parc d’hivernage par l’entremise du Programme des ports pour petits bateaux.

Pour sa part, André Lamontagne demande toujours à Ottawa de s’investir dans ce dossier. « Nous souhaitons ardemment que le gouvernement fédéral trouve rapidement une solution pour contribuer au financement du projet du parc d’hivernage de Grande-Rivière, explique le ministre dans sa lettre du 30 juillet adressée à Diane Lebouthillier et Bernadette Johnson, dans un extrait rapporté par Radio-Canada. À la suite de nombreuses représentations et de nombreuses discussions que j’ai eues avec vous sur le sujet, vous nous avez plutôt orientés vers le Programme des ports pour petits bateaux. »

Dans l’intervalle, l’impasse demeure, au grand dam du maire Gino Cyr. « Il n’y a pas de programme régulier pour ça au Québec. Ni au fédéral d’ailleurs. Va falloir que les instances s’assoient ensemble pour en développer un, expliquait-il au Gaspésie Nouvelles la semaine dernière. C’est un dossier de développement économique et chaque palier de gouvernement a sa responsabilité. Je trouve ça un peu regrettable [...] J’ai tout fait ce qu’il y avait à faire; les représentations, l’argent du milieu est là. Je trouve qu’on tourne un peu en rond. De dire que c’est seulement du provincial, j’ai un peu de difficulté avec ça puisqu’il va y avoir des investissements sur le quai. Je m’attendais à une meilleure réponse du politique. »

Commentaires

10 août 2021

jean pierre cloutier

Ne soyons pas dupe, madame Lebouthillier n'est pas en manque d'excuses pour ne pas aller de l'avant et utiliser des fonds qui sont pourtant disponibles et qui constituent la solution idéale pour le problème actuel des pêcheurs de Grande-Rivière... Le Fonds des Pêches du Québec est géré par le fédéral à 70% et par le provincial à la hauteur de 30%.... Il y a des dizaines de millions de disponibles qui pourraient servir à solutionner cet épineux problème qui afflige les pêcheurs de notre région... Le seul problême qui existe, c'est le manque de volonté politique de la part de Diane Lebouthillier qui s'enfarge dans les virgules en affichant une bien mauvaise foi dans ce dossier... Ce comportement semble relever d'une partisanerie déplacée et tranche drastiquement sur l'attitude récente du PLC qui n'hésite pas à investir généreusement dans tout ce qui pourrait leur permettre de se faire réélire... Considérant que les fonds sont déjà existants, j'avoue ne pas comprendre l'excuse évoquée par la ministre du Revenu national.... Excuse qu'elle utilise malencontreusement et qui serait motivée par le fait que les électeurs du coin ne l'ont pas appuyée aux dernières élections???? J'avoue que la question se pose et s'impose et bien malin qui prétend posséder la réponse.... Une chose est certaine, si elle le voulait vraiment, Diane Lebouthillier pourrait influencer le cours des choses et permettre que ce dossier de développement économique soit réalisé...

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