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17 juin 2021

Jean-Philippe Thibault - jpthibault@lexismedia.ca

Nouvelle exposition permanente au Musée de la Gaspésie

GASPÉ

Musée de la Gaspésie

©Photo Musée de la Gaspésie – Roger St-Laurent

Le deuxième ilot est un registre interactif de lettres de Charles Robin, procédé unique développé par XYZ Technologies.

Après 13 ans, le Musée de la Gaspésie a décidé de faire peau neuve avec « À la confluence des mondes », qui comprend deux fois plus d’artéfacts et de documents d’archives qu’auparavant (environ 250).

L’institution muséale change un peu l’angle d’approche pour cette 6e exposition permanente depuis ses débuts. Si on a pris l’habitude dans le langage courant de dire qu’on est « le bout du monde », on nous rappelle plutôt tout le chemin parcouru à partir d’ici, des premières traces de vie il y a 380 millions d’années jusqu’à la société contemporaine. « Par sa position géographique, elle est entièrement tournée vers la mer. Par bateau, l’océan n’est pas une barrière, mais une véritable route maritime. Et si la Gaspésie était plutôt le début du monde? », invite à penser le directeur général, Martin Roussy.

Pour y parvenir, un film d’illustrations animées raconte les balbutiements de l’histoire de la Gaspésie, de la naissance du monde jusqu’à l’arrivée des Mi’gmaqs. Les trois peuples fondateurs, incluant les nations mi’gmaq et huronne-wendat, ont d’ailleurs été mises à contribution. Depuis 2016, plus de 100 personnes ont mis la main à la pâte pour mener à terme le projet, de la conception jusqu’à la création. Le coût est évalué à 975 000$.

Interactif et immersif

 

Projetées sur les murs de l’exposition, plus d’une douzaine de scènes illustrées jonchent le parcours. De la chasse à l’orignal par les Mi’gmaqs à la pêche à la morue, en passant par les mélodies de madame Bolduc, différents moments clés sont abordés.

Au cœur de tout ça, trois îlots multimédias. Le premier est le voyage de Jacques Cartier, mais selon la vision du grand chef iroquoien Donnacona. Les bustes – parlant – de François 1er et de Jacques Cartier viennent compléter l’expérience.

Le deuxième îlot est un registre interactif de lettres de Charles Robin. Développé par XYZ Technologies, un livre interactif permet de tourner des pages physiquement blanches, mais qui prennent vie grâce à une technique de reconnaissance de mouvements. Les images s’animeront sous les yeux des visiteurs.

Le troisième îlot et non le moindre récupère la torpille de St-Yvon pour créer un espace restreint rappelant l’intérieur d’un sous-marin, à bord duquel les visiteurs assisteront à la bataille du Saint-Laurent. Pour les plus curieux, des codes QR sont disposés un peu partout dans la salle, qui renvoient à une foule d’informations complémentaires et encore plus poussées.

« C’est vraiment une exposition au top en muséologie au Québec [...] Je suis convaincu qu’elle saura séduire autant les Gaspésiens que les visiteurs, grâce à des animations visuelles étonnantes à la fine pointe de la technologie », conclut le président du Musée, Jean-Marie Fallu.

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