Carrières dans votre région Guide resto Avis de décèsÉdition Électronique Jytrouvetout.ca

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Santé

Retour

18 février 2021

Jean-Philippe Thibault - jpthibault@lexismedia.ca

La députée revient à la charge pour l’abolition des horaires de faction

NORD DE LA GASPÉSIE

Paramédics

©Gaspésie Nouvelles

À l’approche du prochain budget à l’Assemblée nationale, Méganne Perry Mélançon demande au gouvernement Legault de délier les cordons de la bourse afin de modifier les horaires de faction des paramédics du nord de la Gaspésie.

Une bonne partie du travail a été fait dans les dernières années au sud de la Gaspésie (voir la carte). De Nouvelle à Gaspé, toutes les casernes ont au moins une équipe partielle ou à temps complet qui est sur horaire régulier, donc qui n’est pas à la maison à attendre les appels (de faction, les fameux horaires 7/14). La situation est cependant complètement différente du côté nord de la péninsule. Une seule équipe à horaire régulier est présente de Rivière-au-Renard à Sainte-Anne-des-Monts. Et encore, cette dernière n’est que de jour sur une période de 10 heures. Le temps est venu pour du changement, estime la députée de Gaspé. « C’est également une priorité pour les élus locaux et le CISSS de la Gaspésie. La population aussi le réclame. En fait, cela semble important pour tout le monde, sauf pour les ministres qui se sont succédés », se désole Méganne Perry Mélançon, qui soutient qu’ambulanciers, représentants syndicaux et chefs des opérations s’entendent sur la nécessité de modifier rapidement les horaires de faction.

À la suite d’une rencontre avec la ministre Danielle McCann, jugée « sans lendemain » par la députée de Gaspé, cette dernière a cru bon d’informer le ministre de la Santé Christian Dubé pour lui demander une intervention. Sa missive est cependant restée lettre morte, soutient-elle.

« Le ministre doit rapidement porter une attention particulière à la situation des paramédics. En plus des aléas causés par les horaires, ils doivent composer avec de nombreuses obligations et mesures sanitaires supplémentaires en ce temps de pandémie, ce qui complique encore davantage leur travail. Les interventions durent beaucoup plus longtemps et en retournant à la maison avec leurs uniformes souillés, ils craignent de contaminer leur famille. C’est une question de sécurité pour eux, mais aussi pour de nombreux citoyens de mon comté, qui bénéficient d’une couverture moindre que ceux ailleurs dans la région », précise Méganne Perry Mélançon.

En attente du rapport Doré

 

Création d’un ordre professionnel, changement des horaires de travail, redéploiement des effectifs, refonte du plan de gestion des premiers répondants, réforme de l’ambulance communautaire; plusieurs enjeux du monde préhospitalier sont abordés par le Comité national de transformation du système préhospitalier d'urgence, présidé par Michel Doré. Un rapport est attendu dans les prochains mois, qui pourrait apporter son lot de changements. Le vice-président aux relations de travail de la Fédération des employés du préhospitalier du Québec, Jérémie Landry, attend avec impatience de lire les recommandations. « Ce rapport devrait changer beaucoup de choses. On a de l’espoir, mais on espère que ça ne sera pas comme le dernier [Urgence d’agir, 2014] qui a été tabletté. La CAQ a dit qu’elle voulait le rapport pour l’exécuter, on a bien hâte de voir. »

Quant aux horaires de faction toujours en place au nord de la région, ce dernier a notamment pu négocier avec Gaétan Barrette lors de son passage à Gaspé en 2018. Si des avancées ont eu lieu, il souligne tout de même que l’argent semble n’être allé que d’un côté. « On déplore un peu qu’avec la réforme Barrette, tout l’argent est allé du côté sud de la Gaspésie. L’argent a juste été mal distribué », conclut-il.

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média