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07 janvier 2021

Roxanne Langlois - rlanglois@lexismedia.ca

Une question de solidarité, dit la direction régionale de santé publique

Covid-19 Maria

PANDÉMIE. Si la direction régionale de santé publique admet d’emblée que la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine devrait fort probablement, selon les niveaux d’alerte conçus par Québec, se situer en zone jaune, elle encourage néanmoins la population à faire preuve de solidarité au moment où la propagation de COVID-19 a atteint des sommets inégalés en province.

 

L’instance a réagi jeudi matin aux nouvelles mesures sanitaires annoncées mercredi par l’administration Legault et appliquées mur à mur au Québec. Son directeur, Dr Yv Bonnier-Viger, concède que le portrait se veut plutôt favorable chez nous; seulement 85 cas étaient actifs en région en date du 6 janvier à 16h. Le professionnel de la santé rappelle néanmoins qu’il importe d’analyser la pandémie à l’échelle nationale. Les résidents de régions moins touchées doivent ainsi, selon lui, « partager avec le reste de la population du Québec les inconvénients […] ».

De plus, les Gaspésiens sont indirectement concernés par la hausse alarmante des hospitalisations reliées au virus dans les grands centres, rappelle-t-il : « Nous aussi, nous avons besoin des autres régions parce que quand on a besoin de soins plus spécialisés, ce sont vers les grands hôpitaux que l’on dirige nos patients et patientes. Si ces hôpitaux-là sont submergés à cause de la crise de la COVID-19, ils ne pourront pas répondre (à la demande) ».

Le Centre intégré de la santé et des services sociaux (CISSS) de la Gaspésie confirme par ailleurs qu’aucun délestage n’a encore eu lieu chez nous et que le niveau d’occupation des quatre centres hospitaliers de la péninsule se veut pour le moment encourageant. « Il n’y a pas de problème. Il y a même un achalandage, à l’urgence, qui est moindre qu’auparavant », confirme la présidente-directrice générale du réseau, Chantal Duguay.

Favorable aux décisions émises

Alors que les directions de santé publique régionales ont été consultées lundi par le gouvernement Legault quant au plan de match à adopter, Dr Bonnier-Viger admet avoir été « surpris, comme tout le monde » par la proposition d’un couvre-feu de 20h à 5h, mais s’est rapidement rangé derrière cette décision. « La mesure du couvre-feu, elle est en partie symbolique. Elle envoie un signal clair. C’est quand même, entre guillemets, une restriction des libertés civiles fondamentales qu’on a de se déplacer qui envoie le message que la situation, elle est grave, elle est sérieuse, et qu’on doit vraiment la prendre au sérieux », défend-il.

S’il concède que les cas qui surviennent dans les écoles sont « spectaculaires » en raison des isolements massifs qu’ils peuvent générer, Dr Bonnier-Viger rappelle que ce sont surtout les rassemblements familiaux qui sont actuellement à l’origine de la propagation du coronavirus. Ainsi, il se dit fort satisfait de la décision de Québec de rouvrir dès lundi prochain les institutions scolaires du niveau primaire, notamment en raison des inconvénients qu’une nouvelle fermeture aurait fait subir à certains enfants plus vulnérables. « Tout le monde n’est pas égal à la maison, il y en a qui sont très favorisés et d’autres qui le sont beaucoup moins », rappelle-t-il.

Confiance pour la suite

Selon Dr Bonnier-Viger, environ 15 % des gens ont fait preuve de « délinquance » pendant les Fêtes en ne suivant pas à la lettre les mesures sanitaires en vigueur et en continuant malgré tout de tenir certains rassemblements, ce qui a contribué à la transmission communautaire.

Or, celui-ci croit que la grande majorité des gens ont fait preuve de collaboration; il est d’ailleurs optimiste que ceux-ci continueront majoritairement de respecter les règles en vigueur jusqu’au 8 février, date à laquelle devrait prendre fin le confinement généralisé annoncé par le provincial mercredi. Le couvre-feu devrait aider à ce chapitre, croit-il. « Je suis assez confiant que ça va améliorer les choses », fait-il valoir.

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