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07 décembre 2020

Roxanne Langlois - rlanglois@lexismedia.ca

Un vaccin en Gaspésie d’ici la fin de janvier 2021?

vaccin

©Gracieuseté

Les personnes âgées et le personnel en prenant soin devraient, selon Dr Bonnier-Viger, être les premiers à être immunisés.

PANDÉMIE. Alors que la campagne nationale d’immunisation contre la COVID-19 pourrait débuter dès le début de la nouvelle année au Québec, la direction régionale de la santé publique s’attend à ce qu’un vaccin soit offert en région dans les semaines suivantes, d’ici la fin de janvier 2021.

Si aucun des deux vaccins mis au point par Pfizer/BioNTech et Moderna n’est encore homologué au Canada, on sait néanmoins que les premières doses devraient arriver au pays au courant des prochaines semaines. Or, il faudra vraisemblablement faire preuve de patience chez nous.

« Le premier, celui de Pfizer/BioNTech, risque d’arriver en premier, mais il impose une logistique extrêmement difficile à respecter pour les régions éloignées. Ça se pourrait donc que ce soit, pour nous, retardé de quelques semaines ou qu’on ait plutôt la deuxième version, celle de Moderna, qui est plus facile du point de vue logistique », explique le directeur régional de la santé publique, Dr Yv Bonnier-Viger. Rappelons que le fruit du travail de Pfizer/BioNTech doit en effet être conservé à une température de -70 degrés Celsius, tandis que les vaccins sont généralement gardés entre 2 et 8 degrés Celcius.

Les résidences pour aînés en premier

Si les scénarios en ce sens ne sont pas finaux, le médecin mentionne que certains groupes de personnes seront sans surprise visés en priorité par Québec. « Ça s’aligne pour que ce soient d’abord les personnes qui sont hébergées à long terme dans le réseau de la santé et des services sociaux, donc les personnes en CHSLD et les personnes des résidences pour personnes âgées. On ne parle pas vraiment de personnes, mais plutôt de milieux à vacciner, donc ce sera ceux qui y résident et ceux qui en prennent soin », explique Dr Bonnier-Viger. Le personnel de la santé suivrait, puis les membres de la population dite générale. D’ailleurs, ses membres les plus âgés seraient les premiers à recevoir le vaccin; celui-ci serait ensuite progressivement administré aux plus jeunes.

Le directeur régional de la santé publique s’attend à ce près d’un an soit nécessaire afin de vacciner toute la population québécoise. « Comme il y a beaucoup d’incertitude sur l’approvisionnement, comme il y a d’autres vaccins qui vont être développés et sur le marché, c’est difficile de prévoir la séquence dans le temps », nuance-t-il, ajoutant qu’une « bonne année d’efforts » attend encore les Québécois. Rappelons que la vaccination devrait débuter au courant des prochains jours au Royaume-Uni et en Russie.

 Attention au relâchement

Le portrait épidémiologique s’est considérablement amélioré sur la péninsule au courant des deux dernières semaines. En date du 6 décembre à 16h, on ne comptait plus que 72 cas actifs en région alors que ce chiffre avait auparavant franchi les 240. La plupart des éclosions ayant éclaté dans des milieux fermés en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine étaient également terminées à cette date, à l’exception de celles toujours en cours à la résidence privée pour aînés (RPA) Manoir St-Augustin de Gaspé ainsi que dans le secteur CHSLD de la résidence d’hébergement Mgr-Ross, également à Gaspé. Si la direction régionale de la santé publique constate depuis deux semaines « que les choses vont de mieux en mieux », Dr Bonnier-Viger rappelle qu’il importe de ne pas mettre de côté les règles sanitaires en vigueur.

« On ne le voit pas, mais le virus est là. Quand les choses vont bien, on peut avoir tendance à se relâcher. On a quand même eu plusieurs avertissements et à plusieurs reprises, les gens ont pu voir que le virus pouvait attaquer de façon assez féroce dans différents milieux », fait valoir le professionnel de la santé.

Selon lui, la consommation d’alcool ou d’autres substances fait la vie dure au respect des distances réglementaires entre individus qui ne vivent pas à une même adresse; ainsi, les rassemblements festifs sont, rappelle-t-il, susceptibles de contribuer à la transmission du virus et sont à éviter.

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