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24 novembre 2020

Jean-Philippe Thibault - jpthibault@lexismedia.ca

Une saison touristique en deux temps

TOURISME GASPÉSIE

Percé Gaspésie Tourisme

©Photo Tourisme Gaspésie

Les taux d’occupation en hôtellerie de juillet (78 %) et août (82,5 %) n’ont été en recul que de seulement 2,2 points comparativement à l’an dernier.

À voir la manne de touristes, l’achalandage sur les plages et la difficulté de louer un hébergement en plein cœur de l’été, on savait tous que la saison touristique avait été bonne. Pour y voir plus clair, Tourisme Gaspésie vient de partager quelques statistiques qui chiffrent un peu mieux les tendances observées.

L’organisation qualifie d’emblée la saison de « surprenante » et « au-delà des espérances ». Il faut se rappeler qu’avec la fermeture des régions en avril et l’absence de plan concret pour la suite des choses, les acteurs de l’industrie étaient en droit de craindre le pire en Gaspésie. Historiquement, les visiteurs arrivent d’ailleurs au Québec à 80%. Qu’en serait-il en 2020? D’avril à juin, les pertes financières ont été marquées. En hôtellerie, les taux d’occupation ont été historiquement bas pour les mois d’avril (7%) et mai (16%). La reprise a commencé à s’observer en juin (35%), même si le taux était inférieur de 15 points de pourcentage comparativement à 2019 (50%).

C’est l’affluence des mois suivants qui a permis de sauver la saison et aux entreprises de connaître une saison acceptable. Un sondage auprès des entreprises membres de Tourisme Gaspésie a révélé que malgré les circonstances, 90 % d’entre elles étaient très satisfaites ou satisfaites de la performance connue cet été. Le véritable succès est venu par la suite alors que les taux d’occupation de juillet (78 %) et août (82,5 %) n’ont été en recul que de seulement 2,2 points comparativement à l’an dernier. Des chiffres largement au-dessus de la moyenne provinciale. À titre d’exemple, les établissements hôteliers de la grande région de Montréal ont conclu le mois d’août avec une occupation de 21,4 %.

Pour le camping, les données démontrent une forte augmentation des campeurs de passage de même qu’une augmentation des nuitées en prêt-à-camper. Par exemple, les campings au parc national de la Gaspésie étaient complets du 1er juillet au 7 septembre; du jamais vu.

L’ouverture tardive vers la fin juin des attraits et des activités a cependant entrainé d’importantes pertes pour cette période et les attraits intérieurs ont connu des baisses pouvant atteindre 50 % pour l’été. Toutefois, les activités de plein air telles que la randonnée, les excursions en mer, le kayak et le canot de rivière ont connu d’excellents mois de juillet et d’août, dépassant la performance des dernières années. Comme on pouvait le prévoir, les bureaux d’accueil touristiques ont été moins sollicités en personne. Les visiteurs se sont plutôt rués sur la correspondance numérique. Le bureau d’accueil de Mont-Joli, aux portes de la Gaspésie, a par exemple reçu 7 fois plus de demandes par courriel et répondu à 3 fois plus d’appels. « Les Québécois ne pouvant sortir du pays ni visiter Les Maritimes, il était clair que la province serait leur destination de prédilection. Les températures record, au Québec comme en Gaspésie, les canicules tôt en saison tout comme le faible coût de l’essence sont parmi les facteurs favorables à la destination. Enfin, c’est surtout le besoin d’évasion, le goût des grands espaces, la multitude d’activités plein air et la promesse de dépaysement qu’offre la Gaspésie qui a su attirer les Québécois », résume Tourisme Gaspésie dans son plus récent bilan.

Les fermetures

 

Une soixantaine d’entreprises de la Gaspésie ont choisi de ne pas ouvrir cet été, dont les 24 événements et 8 lieux de diffusions. Pour ce qui est de l’hébergement, un hôtel, six gîtes et un camping ont choisi de fermer. Certains hôtels n’ont pas offert la totalité des chambres, diminuant ainsi de 1 % les unités disponibles. Les dortoirs des auberges de jeunesse étaient fermés et 19 % des campings ont fermé leurs blocs sanitaires, acceptant seulement les campeurs autonomes. Le parc national Forillon a également fermé 50 % de ses sites de même que l’ensemble de ses prêts-à-camper, ce qui a entraîné une forte demande dans le secteur de Gaspé.

Cette difficulté combinée à la tendance pour le camping en autonomie et le Vanlife a causé certaines problématiques, particulièrement dans les secteurs de Gaspé et Percé. Pour pallier la situation, une dizaine d’initiatives ont vu le jour : campings de débordement sur terrain gazonné, stationnement toléré dans des espaces dédiés, partenariat avec les Fabriques en échange de dons. En somme, malgré le fort achalandage, aucune éclosion majeure n’a été décelée au sein de la population gaspésienne. Dans la région, la deuxième vague a été observée vers la mi-septembre. « Le véritable succès de cet été est d’avoir été en mesure d’avoir un été touristique sans contribuer à la propagation du virus », résume Joëlle Ross, directrice générale de Tourisme Gaspésie. L’organisation se penche maintenant sur la saison hivernale et se montre confiante, convaincue que si la situation permet de voyager, les Québécois seront nombreux encore une fois à envisager l’Est-du-Québec. « Les grands espaces, l’abondance de neige, la quantité et la qualité des sentiers motoneige ainsi que l’offre de ski hors-piste unique au Québec sont des forces qui peuvent nous permettre d’attirer la clientèle qui visite habituellement les États-Unis ou l’Ouest canadien. Tourisme Gaspésie se prépare afin de positionner la Gaspésie et démontrer la large variété d’expériences qui en fait une destination hiver qui vous surprendra », conclut Joëlle Ross.

À noter que les données de Tourisme Québec ne sont pas disponibles pour septembre, mais les estimations sont somme toute positives.

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