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05 novembre 2020

Jean-Philippe Thibault - jpthibault@lexismedia.ca

La bataille du Saint-Laurent sous l’œil du chasseur d’épaves Samuel Côté

HISTORIA

Samuel Côté

©Photo Gracieuseté

Samuel Côté démêlera le vrai du faux à travers les histoires entourant la bataille du Saint-Laurent.

Si les légendes entourant la Deuxième Guerre mondiale et la présence de sous-marins allemands dans les eaux du fleuve sont nombreuses, Samuel Côté a voulu les dépoussiérer et démêler le vrai du faux.

Les conclusions de ses recherches seront présentées le 18 décembre prochain à 22 h sur les ondes d’Historia à travers la série Les sombres secrets du Saint-Laurent. Entretemps, le chasseur d’épaves bien connu nous a donné un avant-goût de cet épisode entièrement consacré à la bataille qui s’est jouée au large de la Gaspésie. « Au fil des ans, j’avais des questions qui revenaient souvent. Est-ce qu’il y a un sous-marin allemand au fond du Saint-Laurent?  Est-ce qu’ils se sont rendus à Québec? Est-ce qu’il y a eu un espion à Cap-Bon-Ami? Est-ce que c’est vrai que les sous-mariniers allemands sont débarqués sur terre pour aller danser dans des hôtels? J’ai voulu déconstruire ces rumeurs ou les valider. On a réussi à répondre à plusieurs de ces questionnements », explique Samuel Côté, qui a également conçu et scénarisé la série.

Pour y parvenir, il s’est enquis des services d’André Kérouac, directeur du Musée naval de Québec, de Fabien Sinnett, passionné d’histoire et témoin de la bataille du Saint-Laurent, et de Gérald Giasson, témoin d’un torpillage en 1942. Rappelons aussi que Samuel Côté, diplômé au baccalauréat en histoire, a localisé les épaves de cinq navires en 2015, avec l’aide du Centre interdisciplinaire de développement en cartographie des océans. Parmi eux, le Saturnus, torpillé par le sous-marin U-517, coulant en 15 minutes à peine et qui repose au fond du fleuve Saint-Laurent à environ 8 kilomètres du cap des Rosiers et à près de 100 mètres de profondeur. Tous ensemble, l’équipe d’experts a donc pu séparer le bon grain de l’ivraie dans cette quête d’apporter un regard nouveau sur la bataille du Saint-Laurent. « Pour les Gaspésiens, ce chapitre de l’histoire est quand même bien connu alors on a essayé d’aller dans d’autres zones », résume Samuel Côté. Ce dernier prend cependant soin de ne pas reléguer cette histoire en récit de seconde zone. « En même temps, ce n’est pas étudié à l’école et ce n'est pas seulement une anecdote dans la bataille de l’Atlantique. Il ne faut pas la banaliser. Vous allez le voir dans l’épisode, la Gaspésie était sur un pied de guerre. On a commencé à entendre les torpillages et voir des rescapés échoués sur les rives. La guerre est devenue tangible [...] Les pêcheurs continuaient de prendre la mer, c’était leur gagne-pain. Ç’a chamboulé le quotidien de ces gens-là. » À noter au calendrier le 18 décembre prochain à 22 h sur les ondes d’Historia.

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