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26 octobre 2020

Jean-Philippe Thibault - jpthibault@lexismedia.ca

Le camp Bellefeuille demande des fonds d’urgence pour sa survie

COVID-19

Camp Bellefeuille

©Photo tirée de Facebook

Les camps de jour ont quand même pu avoir lieu cet été à la Base de plein air de Bellefeuille.

L’avenir de la Base de plein air de Bellefeuille n’est pas assuré. Avec la pandémie, les revenus annuels ont chuté de plus de 50%. L’organisation interpelle Québec pour un fonds d’urgence qui l'aidera à passer à travers la tempête.

Le pire a été évité de justesse cet été. Les camps de jour ont quand même pu avoir lieu, même si la capacité d’accueil des groupes a été amputée en moyenne du quart ou du tiers, selon les semaines. Les chalets ont également eu le feu vert pour la location. Heureusement puisque les colonies de vacances sont passées à la trappe, tout comme les événements ponctuels qui apportent beaucoup d’eau au moulin, que ce soit les mariages ou les groupes spéciaux. « Ce qui était ouvert nous a permis que la situation soit moins catastrophique, mais c’est quand même très préoccupant », résume la directrice générale Guylaine Michel.

Aide demandée

 

En conséquence, donc, les revenus ont diminué de moitié. La Base de plein air de Bellefeuille étant propriétaire des lieux, les frais fixes sont cependant demeurés les mêmes, à environ 300 000$. Si certains secteurs ont eu droit à des fonds spéciaux, comme le programme d’Aide et d’urgence du Canada pour le loyer commercial – qui offre des prêts-subventions aux propriétaires d’immeubles commerciaux afin de réduire de 75% le loyer des petites entreprises touchées par la COVID-19 – d’autres joueurs n’en n’ont pas droit. C’est le cas de l’institution située à Chandler, qui a entamée en 2020 sa 47e année d’existence.

On demande ainsi à la ministre déléguée à l’Éducation, Isabelle Charest, de créer un fonds d’urgence pour supporter 75% des frais fixes. « On ne peut pas garantir la pérennité à l’heure actuelle si on n’a pas une aide pour combler le manque à gagner, explique Guylaine Michel. Une grande partie de nos revenus nous ont été privés depuis mars. La période la plus lucrative, c’est la période estivale. Notre prochain tour, c’est donc l’été prochain. D’ici ce temps, il faut supporter le manque à gagner et comme OBNL nos revenus sont toujours réinvestis pour offrir un meilleur service, développer des emplois intéressants. On n’est pas un organisme avec un coussin pour absorber une telle crise. On ne va pas fermer dans les 6 prochains mois, mais si le gouvernement ne nous aide pas, on nous expose à un état de précarité. »

À l’échelle du Québec, les pertes de revenus sont estimées à 12,8 millions de dollars dans les camps de vacances. Pas moins de 8 200 emplois sont à risque. La Base de plein air de Bellefeuille n’a d’ailleurs engagé que la moitié de son personnel cette année, soit 35 des 70 travailleurs habituels. Mais au-delà des chiffres, on espère que l’importance des camps de vacances sera bien comprise et appuyée.

« Quand les écoles ferment, on vient prendre la relève alors on est quand même des partenaires éducatifs indispensables pour la société. Sans aide, plusieurs camps vont fermer leurs portes et les principaux perdants vont être les enfants et les familles. Quand il a été question de ne pas ouvrir cet été, les réactions ont été épouvantables et on a recueilli tellement de témoignages de jeunes. C’est un grand besoin pour plusieurs. On espère que notre message sera entendu », conclut Guylaine Michel.

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