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07 mai 2020

Jean-Philippe Thibault - jpthibault@lexismedia.ca

Encore trop de matières résiduelles qui finissent à l’enfouissement

Régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles de la Gaspésie

Déchets

©Régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles de la Gaspésie

Dans les faits, depuis 10 ans, le tonnage de matières résiduelles qui se retrouvent à l’enfouissement a diminué de 37% dans Rocher-Percé et de 26% dans La Côte-de-Gaspé. C’est un pas dans la bonne direction, mais on est encore loin du but pour atteindre les cibles dictées par Québec.

Malgré tous les efforts, les infrastructures mises en place et les campagnes d’information, il y a encore plus de 60 % des matières résiduelles générées qui se retrouvent à l’enfouissement dans le secteur résidentiel. En théorie, la proportion devrait plutôt être autour de 15%. C’est donc quatre fois trop de matières qui se retrouvent inutilement dans la nature. D’autant plus qu’en bout de ligne, l’enfouissement demeure l’option la plus coûteuse de toutes. Deux fois plus cher que le recyclage, et deux fois plus cher que le compostage ou la valorisation par les écocentres. La facture est ultimement refilée aux contribuables. Plus de matières enfouies = plus de taxes. Tout simplement.

Du pain sur la planche

 

Selon les cibles provinciales, d’ici 2024, chaque citoyen devra réduire sa quantité de matières résiduelles annuelles qui vont à l’enfouissement à 525 kg ou moins. Certains y arrivent déjà, d’autres pas. Dans l’ensemble de la MRC du Rocher-Percé par exemple, on peut se targuer d’avoir déjà atteint l’objectif alors que la quantité par habitant est de 452 kg (voir tableau en fin de texte). À Gaspé par contre, les résultats de l’an dernier font plutôt état de 814 kg. Les chiffres incluent les secteurs résidentiel, industriel, commercial et institutionnel.

Pour le recyclage du papier, du carton, du verre, du plastique et du métal, tout le monde devra continuer à mettre la main à la pâte puisque personne n’atteint la cible des 75%. Pour l’instant, Murdochville est en tête à 65%.

Quant au compostage, il y a encore loin de la coupe aux lèvres. En théorie, le compostage devrait composer 50% des matières résiduelles pour chacun des ménages dans La Côte-de-Gaspé, et les déchets enfouis seulement 14%. Mais en pratique, c’est tout le contraire alors que ces derniers occupent 65% des matières résiduelles et le compostage que 15% (voir graphique ci-haut). « On se rend compte qu’il y a un bon gap entre les deux. Il y beaucoup de conscientisation à faire », résume Laurent Gélinas, chargé de projet à la Régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles de la Gaspésie. En juin, cela fera maintenant 2 ans que la collecte à trois voies aura été implantée dans la MRC. Comment donc expliquer une si grande différence entre la théorie et la pratique?

« On sait que ce n’est pas tout le monde en partant qui participe à la collecte des matières organiques. Ils se disent que le compost ce n’est pas pour eux. D’autres participent, mais pas activement. Seulement les feuilles mortes l’automne, les résidus de tonte de pelouse ou des branches. Chez certains, c’est juste la nourriture de table, mais pas 100% de ce qui est accepté puisqu’ils ont peur des odeurs. Ou ils ne savent tout simplement pas ce qui peut s’y retrouver, comme la litière à chat ou les cartons de boîtes à pizza par exemple. Tout ça mis ensemble, ça fait qu’on est loin de maximiser l’opération », analyse Laurent Gélinas, qui précise que le compost qui en résulte est de grade A et se compare à ce qui se retrouve dans les boutiques de jardinage.

Ce dernier insiste d’ailleurs sur le fait que les coûts demeurent plus élevés pour l’enfouissement des déchets. Même si ceux du Rocher-Percé terminent leur course à Gaspé et que les matières recyclables et compostables de La Côte-de-Gaspé se dirigent vers Chandler, la gestion des camions de collecte fait en sorte qu’aucun d’entre eux ne fait de voyage à vide. Au final, il y donc encore beaucoup d’efforts à faire pour atteindre les cibles fixées, réduire la quantité de déchets qui se retrouvent à l’enfouissement et diminuer les coûts de gestion. « Je dirais qu’on a la note de passage, mais qu’il y vraiment place à l’amélioration. Il y a encore beaucoup de matières à l’enfouissement qui n’auraient jamais dû y être, et qui auraient dû se trouver au recyclage ou au compostage. Il y a beaucoup de travail à faire de ce côté », conclut Laurent Gélinas.

@TBA:Report de la collecte des encombrants dans Rocher-Percé

@A:- 8 au 11 septembre : Port-Daniel-Gascons

- 14 au 18 septembre : Chandler / Newport / Pabos-Mills

- 21 au 25 septembre : Grande-Rivière / Pabos / St-François

- 28 sept. au 2 octobre : Percé / Ste-Thérèse-de-Gaspé

Déchets

©Régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles de la Gaspésie

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