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24 mars 2020

Jean-Philippe Thibault - jpthibault@lexismedia.ca

L’origine de la main découverte dans un fossile de Miguasha

Elpistostege watsoni

Miguasha

©Photo Parc national de Miguasha

Espèce pour laquelle est connu un seul et unique spécimen complet au monde, l’Elpistostege watsoni de Miguasha mesure un peu plus de 1,5 m.

Le fossile vedette du parc national de Miguasha, Elpistostege watsoni, a permis une découverte de taille dans le domaine de l’évolution et de l’adaptation des poissons à la vie sur la terre ferme : les origines de la main.

Cette découverte se retrouve cette semaine au cœur d’un article publié dans la prestigieuse revue Nature. Rappelons que dans cette grande fresque de l’évolution, le passage progressif de certains poissons de l’eau vers les continents a donné naissance aux premiers vertébrés munis de quatre pattes et de doigts : les tétrapodes. Le fossile du parc national Miguasha vieux de 380 millions d’années a ainsi permis de révéler ce fascinant secret jusqu’ici bien gardé.

« C’est la première fois que l’on découvre de manière sans équivoque des doigts enfermés dans une nageoire de poisson. Cela représente l’arrangement d’os le plus semblable à un tétrapode trouvé dans une nageoire pectorale », explique le Dr Richard Cloutier, de l’Université du Québec à Rimouski, qui a mené les travaux d’une équipe de paléontologues québécois et australiens dans le cadre d’un partenariat de recherche avec le parc national de Miguasha, un site du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Éléments osseux similaires chez l’humain

 

L’étude confirme la présence d’un humérus (bras), des radius et ulna (avant-bras), de rangées de carpes et de phalanges organisées en doigts dans le squelette d’Elpistostege. Aujourd’hui, quelque 30 000 espèces d’amphibiens, de reptiles, d’oiseaux et de mammifères — incluant l’humain — possèdent dans leurs membres les mêmes éléments osseux que ceux présents dans les nageoires du fossile.

« Que l’on pense au fou de Bassan du parc national de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé, au caribou du parc national de la Gaspésie, au béluga du Saguenay ou encore à la rainette faux-grillon au Mont-Saint-Bruno, c’est une bonne partie de la faune diversifiée des parcs nationaux québécois qui est la résultante de cette transition évolutive majeure des poissons aux tétrapodes », remarque de son côté Rémi Plourde, directeur du parc national de Miguasha.

Pour les plus curieux, les résultats saisissants de l’étude sont publiés dans la revue Nature dans un article intitulé « Elpistostege and the origin of the vertebrate hand ». Espèce pour laquelle est connu un seul et unique spécimen complet au monde, l’Elpistostege watsoni de Miguasha mesure un peu plus de 1,5 m et est mis en valeur dans une exposition sur place. Cette découverte confirme une fois de plus l’importance du site fossilifère de l’endroit et de la recherche méticuleuse qui y est faite année après année.

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