Carrières Avis de décès Classées Édition Électronique

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Politique

Retour

05 décembre 2019

Jean-Philippe Thibault - jpthibault@lexismedia.ca

La mairesse Langlois citée en déontologie municipale

Commission municipale du Québec - Louisette Langlois

Louisette Langlois Chandler

©Photo Ariane Aubert Bonn

La mairesse de Chandler, Louisette Langlois.

Jeudi dernier, la mairesse Louisette Langlois a été citée en déontologie devant la section juridictionnelle de la Commission municipale du Québec, à propos de 21 différents manquements allégués.

Les faits reprochés concernent essentiellement la divulgation d’informations confidentielles, des conflits d’intérêt et la qualité de service aux citoyens. Plus explicitement, on reproche par exemple d’avoir divulgué à plus d’une reprise et à plus d’une personne les noms d’employés ayant formulé des plaintes en harcèlement psychologique auprès de la CNESST, via la messagerie instantanée Messenger de Facebook. Des comptes d’honoraires professionnels d’avocats et des détails concernant des ententes hors cour auraient aussi été partagés.

Plusieurs manquements tournent également autour du fait que la mairesse Langlois aurait participé aux délibérations et aux discussions sur une résolution concernant la signature d’une entente de médiation à la suite d’une plainte de harcèlement psychologique alors qu’elle était visée par cette plainte, se plaçant ainsi en conflit d’intérêt. Ou encore que Louisette Langlois aurait omis de divulguer le fait qu’elle avait un intérêt personnel relativement à une résolution à propos de la levée du secret professionnel des avocats de la Ville dans le cadre d’une enquête menée par la Direction du contentieux et des enquêtes de la Commission municipale du Québec, alors que ladite enquête la concernait.

Enfin, un manquement a été ajouté au dossier puisque la mairesse de Chandler aurait incité un citoyen à formuler des demandes d’accès à l’information pour qu’il obtienne des factures d’avocats. Toutes ces actions contreviendraient aux règles prévues au Code d’éthique et de déontologie des élus de la Ville de Chandler. On ignorait au moment d’écrire ces lignes la date de comparution. Rappelons que ce n’est pas la première fois que Louisette Langlois a des démêlés avec le comité d’éthique et de déontologie de la Commission municipale du Québec, ayant déjà été suspendue deux fois plutôt qu’une en 2016, pour des périodes respectives de 30 et 45 jours.

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média