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24 octobre 2019

Jean-Philippe Thibault - jpthibault@lexismedia.ca

La fracturation est encadrée mais pas interdite, rappellent Manon Massé et EVP

PROJET GALT

Junex Cuda Utica Pétrole

©Photo Archives

Le projet Galt ne nécessiterait pas de fracturation hydraulique.

En réaction aux déclarations du ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles comme quoi « aucune fracturation hydraulique n’est permise », Environnement Vert Plus et Manon Massé ont tenu à mettre un bémol.

Les deux rappellent que la fracturation est interdite dans le schiste seulement, mais mais pas dans le calcaire de Forillon qui renferme le pétrole dans les gisements Galt et Bourque. La Loi sur les hydrocarbures indique au point 197 que « la fracturation est interdite dans le schiste [et] à une profondeur verticale réelle de moins de 1 000 m de la surface du sol. »

Au point 189, on précise également quelles sont les conditions d’obtention d’autorisation pour de la fracturation. Le titulaire d’une licence doit notamment en faire la demande au ministre par écrit et documenter un éventail de données techniques relatives à la fracturation. « On pourrait comprendre que Marie-Ève Proulx, mal informée, fasse une erreur en affirmant que la fracturation est interdite en Gaspésie. On s’explique mal que plusieurs semaines plus tard le ministre responsable du dossier mente sur une information aussi élémentaire - et chaude! - que la possibilité de fracturer ici. Si le ministre croit que des règlements stricts, rigoureux et adéquats prohibent la fracturation partout au Québec, qu’il adapte la loi et les règlements et mette en place une interdiction générale de fracturer sur tout le territoire », demande Pascal Bergeron, porte-parole d’Environnement Vert Plus.

Même son de cloche pour Manon Massé qui était de passage à Gaspé mercredi pour entamer une tournée d’une semaine dans la région. « Ici ce n’est pas du schiste, c’est du calcaire. Pourquoi on met 18 millions de notre argent dans un projet [Galt et Bourque] qui va exploiter pendant 40 ans quelque chose que la planète se dit qu’on a à peine 30 ans où il faut arriver à carbone 0? C’est un non-sens et arrêtons ça! » Elle rappelle du même coup que Québec solidaire a déjà lancé un ultimatum au gouvernement de la CAQ et qu’un « barrage parlementaire » serait lancé à partir du 1er octobre 2020 si des actions concrètes n’étaient mises de l’avant pour le climat, dont l’interdiction des projets pétroliers au Québec.

Rappelons en terminant que Cuda Pétrole et Gaz et sa filiale québécoise Junex – avant que leurs actifs ne passent aux mains de Ressources Utica – ont toujours indiqué que le projet Galt ne nécessiterait pas de fracturation hydraulique.

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