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23 octobre 2019

Jean-Philippe Thibault - jpthibault@lexismedia.ca

La députée de Gaspé réitère sa demande de refuser le projet Galt

PROJET GALT - MÉGANNE PERRY MÉLANÇON

Méganne Perry Mélançon

©Photo capture d’écran – Canal de l’Assemblée nationale

Méganne Perry Mélançon.

Méganne Perry Mélançon a exhorté mercredi le gouvernement de François Legault de mettre fin au projet Galt.

Profitant de la période de questions à l’Assemblée nationale, la députée de Gaspé a demandé au ministre de l’Environnement de mettre un point final à cette aventure en refusant d’octroyer le permis nécessaire. « Alors qu’on assiste partout dans le monde à un désinvestissement massif dans la filière des hydrocarbures, pendant ce temps-là le gouvernement de la CAQ s’apprête à octroyer le tout premier permis d’exploitation pétrolière d’une compagnie détenue par des intérêts étrangers [...] Le gouvernement a l’opportunité de refuser le permis d’exploitation pour Galt. Est-ce que le ministre de l’Environnement peut aujourd’hui nous confirmer que ce projet ne verra jamais le jour à Gaspé? »

En contrepartie, le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles a rétorqué que le règlement adopté en septembre 2018 sous l’ère libérale est strict, robuste et rigoureux, qu’il interdit la fracturation hydraulique et qu’il protège les milieux hydriques. « Pour le projet en question, on n’est pas sur le point d’émettre une permission d’exploitation puisqu’il doit être cohérent avec ce règlement et avec la loi », a indiqué Jonatan Julien.

Méganne Perry Mélançon a enchaîné en affirmant que l’acceptabilité sociale n’était pas au rendez-vous dans son comté natal; critère souvent lancé dans l’arène public lorsque vient le temps de débattre autour du bien-fondé ou non du projet Galt. Le premier ministre Legault avait lui-même indiqué que cette acceptabilité sociale devait être au rendez-vous pour aller de l’avant. « Je parle à mon monde à tous les jours sur le terrain et il n’y en a pas d’acceptabilité sociale chez nous, lance de but en blanc la péquiste. J’écoute mon monde, je représente les intérêts de la Gaspésie et j’aimerais savoir pourquoi le gouvernement, lui, ne peut pas écouter la population de la Gaspésie? »

La ministre responsable de Chaudière-Appalaches, le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine a reconfirmé que son gouvernement serait au diapason des citoyens, refusant cependant tout comme son collègue Jonatan Julien de jeté le projet aux oubliettes.

« Ce qui est important pour nous dans tous les projets d’exploitation, c’est qu’il y ait acceptabilité sociale d’abord et avant tout. Si la population de Gaspésie n’accepte pas le projet, on va écouter ce qu’ils ont à dire à ce sujet », a lancé Marie-Ève Proulx, rappelant elle aussi que le règlement sur les hydrocarbures est robuste et que le processus d’évaluation des projets est tellement clair et contraignant « que les promoteurs doivent se lever de bonne heure pour démontrer l’intérêt de cela. »

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