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22 août 2019

Roxanne Langlois - rlanglois@lexismedia.ca

Une « petit tape sur les doigts » pour Unipêche M.D.M

:Offre d’emploi jugée inéquitable

©Photo Gracieuseté

Sylvain Roy était monté aux barricades sur les réseaux sociaux suite à la publication, par Unipêche M.D.M, d’une offre d’emploi dans laquelle le salaire offert aux femmes étaient vraisemblablement plus bas que celui réservé aux hommes.

TRAVAIL. Une lettre récemment acheminée à l’usine Unipêche M.D.M de Paspébiac par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) lui rappelle l’interdiction de faire preuve de discrimination à l’embauche. Cette réponse est jugée insuffisante par le député de Bonaventure, Sylvain Roy, qui était monté aux barricades à la suite de la publication d’une offre d’emploi controversée publiée par l’entreprise en avril dernier.

Cette missive fait suite à un appel de candidatures paru sur le site Web de la radio CIEU FM. Modifiée à la suite du tollé suscité, celle-ci proposait vraisemblablement, à l’origine, un salaire horaire plus bas aux femmes qu’aux hommes, soit 12,69 $ contre 13,28 $.

Le député Roy, qui s’était saisi du dossier et avait dénoncé la situation sur Facebook, a reçu une copie de la correspondance datée du 19 août 2019, qu’il qualifie de « lettre de pseudo réprimande ». « C’est juste une petite tape sur les doigts […] qui est assez "molasse". Il n’y a pas de sanction, ni rien. Ce n’est qu’un petit avertissement dans lequel on rappelle la loi », déplore-t-il.

Le document souligne en effet le contenu de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec, qui « prévoit le droit à l’égalité et interdit toute distinction, exclusion ou préférence fondée sur le sexe d’une personne ». La CDPDJ affirme également, dans cette missive, espérer « que la situation portée à (son) attention ne se reproduira plus ».

Rappelons que l’usine de Paspébiac avait fait son mea culpa à la suite de la publication de ladite offre d’emploi, qui avait fait les manchettes des médias régionaux et nationaux. Celle-ci avait ainsi admis que la rédaction de cet appel de candidatures était « incomplète ».

La compagnie avait aussi défendu, par voie de communiqué, que la différence de salaire référait non pas au sexe du candidat ou de la candidate, mais bien aux deux lignes de production qui sont en opération dans les installations et qui comportent des tâches différentes. Selon Unipêche M.D.M, celles-ci sont traditionnellement surnommées « ligne de femmes » et « ligne d’hommes ».

Une enquête réclamée

Jugeant « qu’aucune enquête ou analyse très poussée » n’a été effectuée par la CDPDJ, Sylvain Roy n’entend pas lâcher le morceau. Il souhaite que des actions plus concrètes soient mises en branle au sein de l’appareil gouvernemental afin que les salaires soient offerts sans discrimination dans ce secteur.

« Je vais demander au ministre du Travail qu’il y ait une enquête plus élaborée sur les iniquités salariales dans le domaine des pêches », lance-t-il. Selon lui, ce secteur en est un « qui est assez inéquitable, où le partage de la richesse ne se fait pas, où la syndicalisation n’existe pas et où les conditions de travail sont déplorables ».

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