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14 août 2019

Jean-Philippe Thibault - jpthibault@lexismedia.ca

Pour que le phare devienne un engagement électoral

PHARE DE CAP-DES-ROSIERS

Phare Cap-des-Rosiers

©Jean-Philippe Thibault

Le phare de Cap-des-Rosiers a reçu les reconnaissances de « Lieu historique national du Canada » en 1973 et de « Bâtiment fédéral du patrimoine » en 1994.

À près de 2 mois des élections fédérales, Patrimoine Gaspésie veut faire de la réfection du phare de Cap-des-Rosiers un engagement électoral.

Dans une lettre adressée à la députée et ministre Diane Lebouthillier, l’organisation se dit inquiète et se désole de voir que la situation « de l’un des phares patrimoniaux les plus importants du Canada » n’ait pas évolué depuis deux ans, moment où elle lui demandait déjà de prendre le leadership de ce dossier suite à une fermeture temporaire de 14 jours pour procéder à des travaux d’urgence.

Pêches et Océans Canada avait payé la note d'environ 10 000$, sans toutefois vouloir s’avancer et payer la facture de 6,5 millions de dollars pour une réfection complète. Position qui n’a pas changé depuis, comme le rappelait récemment la députée de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine dans nos pages, signifiant que Parcs Canada n’avait pas l’intention d’en faire l’acquisition pour l’intégrer au parc national Forillon. « Même si nous reconnaissons les efforts que vous avez faits auprès de vos collègues ministres responsables de Pêches et Océans Canada et d’Environnement et Changement climatique Canada (de qui relève l’agence Parcs Canada), les résultats décevants de ces échanges et le faible niveau d’intérêt que vous manifestez dans les médias pour ce dossier nous inquiètent au plus haut point », peut-on lire dans la missive signée par le président de Patrimoine Gaspésie, Jean-Marie Fallu.

Ce dernier rappelle au passage que les travaux auraient tout intérêt à se faire rapidement, les coûts de réfection étant évalués à 3 millions de dollars en 2007, montant qui avait plus que doublé à environ 6,5 millions 10 ans plus tard. D’autant plus que cette somme représenterait 1% du budget annuel de Parcs Canada en 2018, soit 715 millions. « Dans le cadre de la présente campagne électorale fédérale, nous vous invitons à montrer plus de détermination et de volonté politique dans ce dossier en faisant de la restauration du phare de Cap-des-Rosiers et de son intégration au parc national Forillon, un engagement électoral ferme », conclut Jean-Marie Fallu.

Rappelons que le phare de Cap-des-Rosiers avait été classé dans la liste des phares patrimoniaux excédentaires en 2015 par Pêches et Océans Canada, bien qu’il soit le plus haut dans tout le pays et qu’il ait reçu les reconnaissances de « Lieu historique national du Canada » en 1973 et de « Bâtiment fédéral du patrimoine » en 1994. D’un océan à l’autre, seulement 7 phares ont reçu ce double classement.

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