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11 juillet 2019

Jean-Philippe Thibault - jpthibault@lexismedia.ca

Grève en vue aux parcs de la Sépaq

GRÈVE À LA SÉPAQ

Rocher Percé Île Bonaventure

©Photo Archives

L'avis de grève touche notamment le Parc national de l'île-Bonaventure et du Rocher-Percé.

En raison de l'impasse à la table de négociation sur la question monétaire, le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) annonce que de nouveaux avis de grève ont été expédiés au ministre du Travail et à la direction de la Sépaq.

Le déclenchement d'une grève générale touchera cette fois-ci 23 parcs nationaux, et ce, pendant les vacances de la construction. Dès le samedi 20 juillet, les quelque 1 500 membres du SFPQ qui y travaillent débrayeront en même temps. L’avis touche notamment le Parc national de la Gaspésie, le Parc national de l'île-Bonaventure et du Rocher-Percé, le Parc national de Miguasha, le Parc national d’Anticosti et le Gîte du Mont-Albert.

La Sépaq indique de son côté que tous les parcs demeureront ouverts et que les services offerts seront déployés, bien qu’ils risquent d’être affectés par la grève. Au moment d’écrire ces lignes, une entente pouvait toujours survenir entre les deux parties. « Les discussions se poursuivent toujours pour en arriver à une entente et les travaux progressent [...] La société d’État a toujours confiance qu’une entente de principe puisse être conclue avant d’en arriver à la grève », a précisé la Sépaq par voie de communiqué. Les clients dont les séjours pourraient être affectés par un débrayage recevront une communication personnalisée aujourd’hui (jeudi). Si la grève se concrétise, des opérations à effectif réduit risquent d’avoir un impact sur certains services, tels que la restauration, la location d’équipement nautique, les plages et les activités guidées. Une compensation sera appliquée à la facture des usagers advenant que leur séjour soit affecté. La Sépaq recommande à tous de consulter son site Web pour suivre l’évolution du dossier.

Pour revenir à la partie syndicale, les dernières offres mises de l'avant par la direction de la Sépaq ont été jugées inacceptables par le comité de négociation du SFPQ. Selon le syndicat, des téléphonistes-réceptionnistes, des journaliers, des conseillers aux ventes, des jardiniers, des préposés à l'accueil, des guides accompagnateurs et d'autres corps d'emplois gagnent actuellement entre 13 et 14 $ de l’heure, et mériteraient davantage que l’augmentation salariale offerte par la partie patronale qui s’élèverait à moins de 1%. « Après une prolongation de convention collective et des négociations qui durent depuis plus de cinq mois, l'offre patronale est toujours ridicule. Les augmentations de salaire proposées ne couvrent même pas l'augmentation du coût de la vie. Ils méritent de meilleurs salaires. Il n'est plus question pour eux de s'appauvrir année après année », indique Christian Daigle, le président général de la SFPQ.

Rappelons qu'à l'issue d'une tournée de votes les travailleuses et les travailleurs de la Sépaq, membres du SFPQ se sont prononcés à 94 % pour le déclenchement d'une grève générale au moment opportun. Les visiteurs qui ont des réservations dans les établissements visés sont invités à se renseigner auprès d’eux pour confirmer leur passage.

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