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28 avril 2019

Jean-Philippe Thibault - jpthibault@lexismedia.ca

Gaspésie Sauvage en lice comme Producteur de l’année

HONNEURS

Gérard Mathar Gaspésie Sauvage

©Photo Gracieuseté

Gérard Mathar en pleine cueillette.

Ce n’est pas parce que l’on cueille et vend des champignons (et bien d’autres choses encore) à partir d’une propriété située à Douglastown qu’on l’on ne peut pas faire sa place parmi les grands de la culture culinaire québécoise. Au contraire.

C’est que Gérard Mathar, l’homme derrière Gaspésie Sauvage – et Catherine Jacob, sa conjointe – sont en nomination à titre de Producteur de l’année aux Lauriers de la Gastronomie québécoise, qui récompensent et reconnaissent les meilleurs artisans de l’industrie. Cette grand-messe de la gastronomie québécoise se déroulera demain soir. La petite entreprise écoresponsable et respectueuse de la planète (1% de leurs bénéfices sont notamment versés à la protection de l’environnement) s’est taillé une place de choix auprès de plusieurs gourmets et autres transformateurs friands de produits de haute qualité, tout ce qui a de plus naturel.

Et c’est en toute humilité que le Gaspésien originaire de Belgique – qui a posé ses valises à Gaspé il y a maintenant plus de 10 ans – a dit recevoir cette nomination. « Ça fait plaisir évidemment et on est contents, je ne vais pas dire le contraire. De un, on ne s’y attendait pas. De deux, on ne peut pas dire qu’on est du genre à courir après les reconnaissances; et en général ça tombe toujours sur le dos des gens qui n’en cherchent pas », s’amuse à dire Gérard Mathar.

Déjà reconnus dans le milieu

 

Le couple fait affaire avec bon nombre de restaurants réputés, dont plusieurs ont également été nominés cette année aux Lauriers de la Gastronomie québécoise, que ce soit Le Candide, Le Vin Papillon, Le Mon Lapin ou encore Joe Beef. Le fruit de leurs cueillettes se retrouvent également dans moult autres entreprises, que ce soit dans le domaine des distilleries, des charcuteries ou des pâtisseries. Incidemment, avec les échos reçus de leurs différents partenaires, ils avaient déjà une bonne idée de la qualité de leurs récoltes. Cette nomination vient le confirmer et sera loin de changer leur quotidien. Pour preuve, Gérard Mathar n’assistera pas au Gala en personne puisque ce dernier a une vache à traire matin et soir. Il a d’ailleurs souvent répété que l’entreprise n’était pas une fin en soi, mais plutôt une manière de vivre d’une passion. « Ce qui m’importe c’est de pouvoir continuer à faire ce que je fais, de la meilleure manière. On a décidé de faire ce qu’on aimait. Si ça marche, tant mieux, si ça ne marche pas, on fera autre chose … Ceci dit, que les gens se rendent compte qu’on le fait correctement, ça fait tout de même plaisir parce que ça fait beaucoup d’efforts. Pour la cueillette oui mais surtout tout ce qui vient après. »

Rappelons que les produits de Gaspésie Sauvage se retrouvent dans différents points de vente de Grande-Rivière jusqu’à Mont-Louis, et également dans la Baie-des-Chaleurs.

Gaspésie Sauvage

©Photo tirée de Facebook

Auval

©Photo tirée de Facebook / Auval Spotter

Prise 2 pour Benoit Couillard

 

Gérard Mathar et Catherine Jacob ne sont pas les seuls entrepreneurs gaspésiens en lice aux Lauriers de la gastronomie québécoise. À Val-d’Espoir, le microbrasseur Benoit Couillard avec ses réputés produits Auval est en nomination dans la catégorie Artisan de l’année pour une deuxième année consécutive. Ce dernier a été nommé aux côtés des artisans du Domaine du Nival (secteur vinicole), aux Chocolats de Chloé, au Fou du Cochon (saucissons et cochonnailles) et le Domaine les Pervenches (secteur vinicole).

À noter que le programme de certification Fourchette bleu – chapeauté par Exploramer à Sainte-Anne-des-Monts depuis maintenant 10 ans – est lui aussi en nomination pour une deuxième année consécutive, cette fois dans la catégorie Initiative de l’année. Rappelons en terminant que l’an dernier, Maxime Lelièvre de Grande-Rivière avait vu son nom être apposé sous la courte liste comme Révélation de l’année. Tous les Gaspésiens étaient malheureusement repartis bredouille de ce premier Gala des Lauriers.

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