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12 avril 2019

Jean-Philippe Thibault - jpthibault@lexismedia.ca

Mobilisation pour la relance des Crustacés de Gaspé

AFFAIRES

©Photo TC Media-Charles Lepage

Aux dernières nouvelles, ce sont 47 des 80 employés des Crustacés de Gaspé qui avaient trouvé un emploi ailleurs.

La fermeture subite de l’usine de transformation de crabe des neiges Les Crustacés de Gaspé suscite toujours l’intérêt alors qu’une rencontre au sommet a été organisée hier entre plusieurs intervenants du milieu.

Les maires de Grande-Rivière et de Chandler, des représentants de la MRC Rocher-Percé, de la chambre de commerce, du Fonds de solidarité FTQ; des élus du Parti québécois, du NPD, de Québec Solidaire, du Bloc québécois et des représentants du syndicat d’Unifor se sont réunis pour discuter de la suite des choses. L’entreprise Gestion M.D.M. était cependant absente du débat. « Un consensus fort est en train de se dégager sur le fait que cette usine doit soit rouvrir ou soit être vendue à un autre promoteur qui veut l’exploiter », explique Renaud Gagné, directeur québécois d’Unifor. Rappelons que les employés étaient en processus de négociation de première convention collective au moment de l’annonce de la fermeture le 14 mars dernier.

Le syndicat précise que le consensus repose sur le fait que, selon lui, le contexte actuel est favorable au maintien des activités de l’usine située à Grande-Rivière avec la réduction des zones de protection de la baleine noire et l’augmentation des quotas. Unifor rappelle également que le ministère des Pêches a investi environ 600 000 $ dans cette usine au cours des dernières années dans un projet de mise à niveau des équipements afin de répondre aux normes sanitaires internationales. « Dans ce contexte, la fermeture n’a tout simplement pas de sens […] Le maire nous a même indiqué avoir des entreprises prêtes à racheter et repartir l’usine dès demain matin. Il y a de l’avenir pour cette usine et MDM n’a pas le droit de prendre en otage une région comme elle le fait présentement en maintenant cette usine fermée », ajoute Renaud Gagné.

Vendre ou rouvrir

 

Lors du dernier conseil municipal à Grande-Rivière, Gino Cyr a indiqué que le directeur général de la municipalité avait envoyé une missive à l’employeur pour connaître ses intentions dans les prochaines années. « Ça appartient à un privé et c’est une des raisons pour laquelle on va rencontrer les propriétaires avant de faire des hypothèses de travail et faire de la spéculation. À partir de ce moment [la rencontre] on va s’ajuster en conséquence. » Aux dernières nouvelles, ce sont 47 des 80 employés qui avaient trouvé un emploi ailleurs. Quelques autres étaient en démarche auprès d’Emploi Québec pour être relocalisés.

De son côté, la députée Méganne Perry Mélançon abonde dans le même sens et espère que le statu quo ne sera l’option privilégiée. « Il va falloir qu’on essaie d’agir et parler d’une seule et même voix pour qu’il y ait une vente ou une ouverture. L’usine ne peut pas être fermée en permanence pour encore plusieurs années. Il faut qu’il y ait une action dans ce dossier et on est en appui aux travailleurs », conclut-elle.

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