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28 février 2019

Jean-Philippe Thibault - jpthibault@lexismedia.ca

Pas de fracturation, pas de forage sous la York

Junex Galt Pétrole Cuda

©Photo Archives

Les investissements requis sont estimés à 130 millions de dollars et représenteraient un potentiel direct de 85 millions de dollars en occasions d'affaires et en salaires pour des employés et fournisseurs gaspésiens.

Cuda Pétrole et Gaz n’est pas tombé en bas de sa chaise en prenant connaissance des préoccupations soulevées par les citoyens lors de la plus récente consultation publique sur leur projet Galt (voir autre texte paru cette semaine).

Tous les enjeux mis en lumière avaient déjà été identifiés par l’entreprise. Cette dernière s’affairera maintenant à présenter de manière concise et précise comment elle répondra à toutes ces inquiétudes. Chaque préoccupation X aura droit à sa réponse Y.

« Il n’y a pas de nouvelle chose qui est apparue. On avait déjà rencontré pas mal d’organismes du milieu et ça reste les mêmes préoccupations […] Les gens ont pris le temps d’écrire sur le site web et d’envoyer leurs questionnements. Ils se sentent concernés et on veut s’assurer de leur donner la réponse précise », explique le vice-président Mathieu Lavoie.

Cuda Pétrole et Gaz prend d’ailleurs les devants et rencontrera une première fois les personnes intéressées fin mars, début avril. Elle reviendra ensuite vers le mois de juin pour présenter officiellement son étude d’impact, tel que requis par la loi dans le cadre d’une demande de permis d’exploitation d’hydrocarbures.

Clair et précis

 

Mathieu Lavoie entend bien pouvoir profiter de cette tournée pour exposer tous les tenants et aboutissants de leur projet Galt, et ce de manière transparente. À commencer par réitérer pour une énième fois qu’il n’y aura aucune fracturation à Galt, ni maintenant ni plus tard. « Nous le projet c’est 30 forages, sans fracturation. Point à la ligne », indique-t-il de manière flegmatique.

Une affirmation qui fait contraste avec la sortie publique de la députée Méganne Perry Mélançon fin janvier, qui s’était ouvertement dit contre tout projet d’exploitation d’hydrocarbures dans sa circonscription et qui avait alors affirmé que le promoteur « n’excluait pas la possibilité de demander des dérogations au gouvernement pour de la fracturation dans la deuxième phase ». Le vice-président de Cuda Pétrole et Gaz indique ne pas pouvoir s’avancer pour les autres promoteurs ou les autres projets futurs au Québec, mais il demeure catégorique qu’aucune fracturation n’aura lieu à Galt.

« J’ai rencontré ses attachés politiques pendant presque deux heures de temps en passant tous les sujets imaginables. Pendant la conversation on m’a demandé si c’était possible que dans le futur, dans un autre projet, il y ait fracturation. Dans un autre projet? Oui c’est possible, mais nous ce n’est pas ce qu’on présente. Nous c’est 30 forages, sans fracturation. Fin de l’histoire. Je ne peux pas être plus clair que ça. »

Une autre information à l’effet qu’un forage horizontal amène les drains qui vont extraire le pétrole sous la rivière York est réfutée de but en blanc par Mathieu Lavoie. « Ça ne pourrait pas être plus faux. L’aire d’étude qu’on propose, c’est une superficie avec une ligne qui fait le tour. Cette ligne est à l’extérieur de la rivière York. On n’a pas le droit de faire un forage, vertical ou horizontal, à 100 mètres de cette ligne », résume-t-il, en ajoutant qu'il y aura bel et bien des forages horizontaux, mais pas sous la rivière York et que ceux-ci ne sont pas plus dangereux qu'un forage vertical et qu'ils se feront à 1 km sous terre. Il tempère aussi certains chiffres et évalue qu’en moyenne, ce seront de 3 à 4 camions de pétrole qui circuleraient à chaque jour. Quoi qu’il en soit, tout cela aura au moins l’avantage de cibler les priorités qui semblent titiller un volet de la population sur cette polarisante question de l’exploitation des hydrocarbures.

« Ça nous montre les préoccupations et les enjeux importants. Mais l’avantage c’est que c’est simple à répondre : par exemple qu'il n’y aura pas de fracturation. À moins d’être de mauvaise foi, c’est un enjeu réglé. Même chose pour le dessous de la rivière York : on ne peut pas y aller parce que physiquement on n’a pas le droit [...] On va répondre comme ça aux inquiétudes des gens une à la fois », conclut le vice-président de Cuda Pétrole et Gaz.

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