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29 janvier 2019

Sonia Landry - slandry@lexismedia.ca

Solidarité Gaspésie veut ouvrir un dialogue avec les élus

SOCIÉTÉ

Conseil municipal Gaspé

©Jean-Philippe Thibault - Gaspésie Nouvelles

Solidarité Gaspésie souhaite se structurer en plusieurs comités de citoyens dans chaque MRC.

Un nouveau groupe citoyen, Solidarité Gaspésie, est en structuration pour faire entendre la voix des Gaspésiens aux décideurs.

Créé au courant de l’année 2018 par six citoyens impliqués, Solidarité Gaspésie est préoccupé par le développement de la région et s’intéresse tant aux enjeux économiques que sociaux, culturels et environnementaux. Le groupe non partisan se dit soucieux de valoriser un meilleur dialogue entre les citoyens et les élus municipaux, provinciaux et fédéraux.

Il a par exemple été actif pendant la campagne électorale provincial, cet automne, en prenant position pour la refonte du mode de scrutin et en élaborant un questionnaire destiné aux candidats, dont les réponses ont été publiées juste avant le vote.

Solidarité Gaspésie souhaite aujourd’hui augmenter le nombre de membres actifs et créer des comités dans chaque MRC, comme l’explique l’un d’eux, Jacques Ouellet. « L’idée c’est de former un groupe de réflexion et de documentation sur tout ce qui concerne le développement global de la Gaspésie […] et que tout ça finisse par être pris en compte par les élus. »

Perte d’acquis

 

Selon lui, il y a des lacunes dans les mécanismes de dialogue entre la société civile et les élus. Il rappelle que la Table des préfets élargie a aboli, cet automne, le siège du représentant des organismes de la société civile. « On s’est dit ça ne peut pas durer comme ça […] Tous les ponts semblent coupés. »

À sa défense, la présidente de la Table des préfets par intérim, Nadia Minassian, avait expliqué lors d’une rencontre annuelle avec tous les maires de la région que des organismes seront invités à faire des présentations sur des enjeux prédéterminés.

Pour Jacques Ouellet, cependant, c’est loin d’être suffisant. « La démocratie implique beaucoup plus que ça, je pense. C’est pas : on va vous demander votre avis quand on va le vouloir et selon la commande qu’on va vous faire. Les citoyens devraient avoir eux aussi la possibilité d’exprimer tous les enjeux et toutes les préoccupations qu’ils peuvent avoir. Pas seulement les problèmes auxquels les décideurs se sentent confrontés. »

Actif au quotidien

 

Solidarité Gaspésie est à ne pas confondre avec le Regroupement des organismes de la société civile de la Gaspésie, qui cherche lui aussi à affiner le canal de communication avec les élus, depuis la disparition de la Conférence régionale des élus. « Les citoyens ne reçoivent rien de financier de la part des élus, tandis que les organismes ont un lien plus tangible et parfois financier avec ceux qui prennent les décisions. Les deux groupes ont leur place et leur rôle qui sont différents », soutient Jacques Ouellet.

Le citoyen espère maintenant que d’autres voudront s’impliquer dans cette démarche tout de même exigeante. Pour lui, une chose est certaine, « une démocratie, c’est le pouvoir, l’autorité du peuple. C’est ça que ça veut dire [...] La population a toujours un rôle à jouer et pas juste un rôle épisodique aux quatre ans. »

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